L’Union africaine bénéficie d’une subvention de 11,48 millions $ du Fonds africain de développement pour renforcer la mise en œuvre de l’Agenda 2063

La Commission de l’Union africaine bénéficiera bientôt d’une subvention de 11,48 millions de dollars du Fonds africain de développement pour renforcer sa gouvernance et lui apporter un soutien institutionnel. L’approbation de cette subvention, qui s’inscrit dans le volet «financement des biens publics régionaux» du Fonds, est intervenue quelques jours avant la 35e session ordinaire de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

La subvention contribuera au projet de renforcement des capacités institutionnelles de l’Union africaine, un programme conçu pour améliorer la capacité de la Commission de l’UA à piloter l’Agenda 2063. L’Agenda 2063 est la vision de l’Union africaine pour «une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale». Ce projet comprend des programmes pour stimuler la croissance économique et le développement de l’Afrique et conduire à une transformation rapide du continent.

En 2017, la Commission de l’UA a lancé un vaste processus de réforme institutionnelle afin de rendre l’institution plus agile, plus efficace et plus autonome financièrement. Le projet poursuivra ces réformes en modernisant ses systèmes et en améliorant ses capacités de planification, de coordination et de prestation de services.

La Banque africaine de développement est un partenaire de longue date du programme de développement de l’Union africaine, soutenant des projets, tels que son programme d’Agence de développement — Nepad — pour le développement des infrastructures en Afrique. Elle soutient également le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine, les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies et le programme Climat pour le développement en Afrique.

Huitième session

du Forum régional

africain sur le développement durable

Le Forum régional africain pour le développement durable est une rencontre annuelle multipartite, organisée conjointement par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Gouvernement du pays hôte, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et d’autres entités du système des Nations unies. Il réunit des ministres, des hauts fonctionnaires, des experts et des praticiens des Etats membres de l’ONU, du secteur privé, de la société civile, du monde universitaire et des organisations du système des Nations unies. La huitième session du Forum sera ainsi organisée conjointement par la CEA et le Gouvernement rwandais, en collaboration avec les partenaires cités, du 3 au 5 mars 2022 au Rwanda.

Comme tous les autres forums régionaux pour le développement durable, le Forum régional africain a été créé en application d’un mandat conféré par l’Assemblée générale. Le Forum régional est l’un des trois mécanismes chargés de suivre, d’examiner et de stimuler les mesures prises en vue de la réalisation des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030,  adopté par les Etats membres de l’ONU en septembre 2015.

La huitième session du Forum régional africain pour le développement durable a pour objectif général de procéder, dans le cadre régional, au suivi et à l’examen des progrès accomplis, de faciliter l’apprentissage entre les pairs et de promouvoir des solutions et des actions transformatrices permettant d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable, ainsi que des aspirations, objectifs et cibles énoncés dans l’Agenda 2063.

Conférence libyo-tuniso-algérienne pour conquérir les marchés d’Afrique subsaharienne

La Tunisie va abriter la conférence libyo-tuniso-algérienne pour la transition vers une économie libre et numérique en Afrique, avec la participation d’hommes d’affaires, d’experts locaux et internationaux ainsi que des représentants des secteurs public et privé.

L’objectif de cette conférence est de promouvoir l’économie numérique et libre dans les trois pays et de mettre en place un front économique conjoint afin de renforcer leur présence sur les marchés africains.  Cette conférence se penchera sur les moyens à même de booster l’investissement, créer de l’emploi à travers la mise en place d’une plateforme numérique commune visant à développer le commerce.

Du côté de la Tunisie, l’Autorité tunisienne des investissements (TIA), l’Agence de promotion des investissements étrangers (Fipa) et la Zone franche de Zarzis vont prendre part à cet événement.

Le président du Comité d’organisation de la conférence, Yassine Abdelhamid Abou Sreouel, estime que la Tunisie, la Libye et l’Algérie sont une véritable porte d’entrée vers l’Afrique, par conséquent cette rencontre sera une occasion pour rappeler et souligner la nécessité de déployer tous les efforts au niveau des autorités, des instances… pour parvenir à la complémentarité des politiques entre les trois pays et à accéder au continent africain.

L’intégration entre ces pays constituera un point fort pour accéder aux marchés subsahariens. D’où l’importance de développer les infrastructures liées à la numérisation et aux plateformes numériques lesquelles sont actuellement dominées par les pays étrangers au sein des pays africains.

Il a fait savoir que le total des exportations vers l’Afrique est estimé à environ 572 milliards de dollars, et le taux d’importation est d’environ 450 milliards de dollars.

« Le commerce intra-africain, qui ne dépasse pas 15%, a besoin de plus de travail pour se développer et faciliter les circuits d’exportation et d’importation entre les pays du continent africain et à même de réduire le coût “, a-t-il expliqué.

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