Montassar Louhichi doit chasser les doutes autour de ses expérimentations tactiques et de son management dès aujourd’hui face à l’Etoile Sportive du Sahel. L’important, semble-t-il, ce n’est plus de partir quoi qu’il en coûte à l’abordage avec ce que cela demande de courage et de romantisme.

La pression ne retombe pas pour le CA ! Les Clubistes ont beau s’être payé le scalp de l’ASR, ils ne peuvent pas se permettre de souffler. Les hommes de Montassar Louhichi sont donc condamnés cet après-midi à une peine très simple. L’objectif est bien évidemment de récolter les trois points face à un gros bras du championnat. L’adversaire d’aujourd’hui des Clubistes s’appelle l’Etoile Sportive du Sahel, une valeur sûre qui semble renaître de ses cendres même si le dernier succès étoilé face à l’AS Soliman ne peut servir de référence pour le onze à Lemerre. Le succès en terrain hostile (celui de Mahdia), à peine savouré, le Club Africain a juste le temps de basculer à nouveau vers son pain quotidien : la Ligue 1, un championnat dans lequel Moez Hassan et ses camarades commencent à se montrer, estompant quelque peu un début de saison à ranger parmi les «convenables» du groupe B. Qu’à cela ne tienne néanmoins. Ce CA-là est en réussite actuellement et vise légitimement le plein jusqu’à l’épilogue de la phase 1 du championnat. Avec un bilan comptable raisonnable donc, même si les derniers bons résultats ne font pas oublier un drôle de déficit sur la concurrence, le CA doit cependant persévérer et battre l’ESS pour rester dans le coup et même faire coup double (écarter un concurrent traditionnel). Et si tel devait être le cas, l’équipe clubiste confirmerait l’état d’esprit qui l’anime, digne d’un collectif nécessaire pour enchaîner les performances. Au-delà de toute approche tactique, de plan de jeu ou de touche technique, le CA doit surtout faire preuve de la même volonté que celle affichée à Mahdia. Reste maintenant au plateau technique de trouver la bonne formule, le Onze idéal, à chaque sortie. Quelque peu contrarié par les vicissitudes de son effectif, Louhichi peut malgré tout bomber le torse, même s’il a récemment pris trois points, de la manière la moins spectaculaire possible 

Un CA imprenable, la grosse cote !

Froid réalisme, rigueur académique, opportunisme glacial et réussite maximale : l’on peut user jusqu’à la corde tous les superlatifs en mesure de minimiser l’avancée clubiste. Mais en définitive, tout bien considéré, ça «match» et ça marche avec trois lignes de jeu qui semblent assorties. En défense, par exemple, les statistiques ne sont rien d’autre qu’impressionnantes, jusque-là. Il faut comprendre par là que les Rami Bedoui, Ghazi Abderrazak, Nader Ghandri et Skander Lâabidi (peut-être un peu moins pour ce dernier) forment un tout épais et condensé. Bien malin celui qui aurait annoncé en début de parcours, et surtout après le départ de Bilel Ifa, que le déséquilibre pencherait du côté offensif du terrain et pas en défense ! Cette évolution constatée n’est cependant pas le fruit du hasard. Elle prend sa source dans la philosophie de jeu prônée par le coach. En clair, cette équipe clubiste ne s’épuise et ne s’expose plus en proposant un pressing haut et de tous les instants. Bien au contraire, elle est beaucoup plus prudente et a donc changé de  logiciel via un football moins flamboyant, mais qui fait marquer des points ! Louhichi devrait compter sur les mêmes éléments qui ont gagné à Réjiche.

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