Vers l’évacuation des ordures ménagères dans une terre domaniale située à environ 60 km de la ville de Sfax et la création d’une nouvelle décharge contrôlée dans la région, et ce, dans un délai maximum de cinq mois.

La ville de Sfax croule, depuis des mois, sous des tonnes d’ordures ménagères, transformant les rues en dépotoir anarchique à ciel ouvert. Ainsi va la vie des habitants si mécontents, sur fond d’accalmie précaire. Jusqu’ici, la crise des déchets n’a toujours pas pris fin, laissant le feu couver sous la cendre. En attendant qu’une solution soit trouvée, sans délai. Sachant que chaque fois, des prémices d’un dénouement se profilent à l’horizon, avant que tout ne parte en fumée. Et rebelote ! 

Entre-temps, toutes les propositions de résolution ont du mal à mettre du baume au cœur et pouvoir, alors, apaiser les tensions sociales. De même, les visites sur le terrain de certains membres du gouvernement n’ont pas, semble-t-il, apporté grand-chose. Ni même rétabli la confiance dans la politique environnementale de l’Etat. C’est que la crise écologique à Sfax, comme partout d’ailleurs, a mis le gouvernement Bouden à rude épreuve. Tout comme ses prédécesseurs qui n’ont pas réussi à bien gérer ce dossier. Le Président de la République, Kaïs Saïed, n’a cessé, quant à lui, de le remettre sur le tapis. Mais jusque-là, l’état des lieux laisse encore à désirer. 

Pas plus tard qu’avant-hier, l’évolution de la crise des déchets a été à l’ordre du jour du Conseil des ministres, où la question a été évoquée encore une fois. «La situation ne pourra pas continuer ainsi et l’Etat doit assumer ses responsabilités en levant les tonnes de déchets entassées. Nous respectons tous les citoyens et tous leurs droits dont le droit à un environnement sain», déclare le Chef de l’Etat qui semble plus que jamais déterminé à en finir avec ce casse-tête. 

Cet engagement intervient dans la foulée des efforts locaux et régionaux, afin de débloquer la situation. Suite à quoi, un accord entre autorités et habitants vient d’être conclu, au terme d’une séance de travail tenue au siège du gouvernorat de Sfax, en présence du PDG de l’Agence nationale chargée de la gestion des déchets (Anged), des représentants de l’Utica, de certains maires, ainsi que des acteurs de la société civile. Y avaient également pris part les habitants des localités de Limaya et Menzel Chaker.

Promettre monts et merveilles !

Cela dit, la question mérite bel et bien beaucoup d’attention. Peut-on, enfin, pousser un ouf de soulagement ?

A l’issue du débat, selon le porte-parole régional de l’Utica, Salim Marrakchi, le gouverneur de Sfax et le PDG de l’Anged se sont engagés à préparer deux documents; l’un sur un projet de valorisation, l’autre sur les promesses de l’Etat à l’égard des habitants.

Il importe de rappeler qu’il a été convenu, en décembre 2021, de la reprise de la collecte des ordures et leur évacuation vers une terre domaniale située à environ 60 km de la ville de Sfax et de la création d’une nouvelle décharge contrôlée dans la région, dans un délai maximum de cinq mois.

Le gouvernement s’est aussi engagé à élaborer un plan régional de recyclage et de valorisation des déchets, dans une période allant de 3 à 5 ans. Toutefois, les habitants veulent des décisions concrètes. D’ici là, le gouvernement Bouden tiendra-t-il parole ?

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