Dès le départ, les « Sang et Or » ont affiché des intentions claires : jouer pour gagner. Les Etoilés, eux, n’avaient pas les moyens de résister…

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les statistiques du match pour comprendre que ce sont les « Sang et Or » qui en voulaient plus et ils ont fini par obtenir gain de cause. Que ce soit en termes de possession du ballon qui a été de l’ordre de 56% ou le nombre de tirs cadrés ( 7 pour l’EST contre zéro pour l’ESS), on comprend vite la nette différence entre une formation venue à Radès pour en découdre et ramener coûte que coûte les trois points de la victoire et une autre foulant la même pelouse avec l’intention de la quitter avec le minimum de dégâts.

Si Lassaâd Jarda a cherché à éviter le pire, c’est qu’il s’est déplacé à Radès avec un effectif réduit à cause des blessures. Par ailleurs, il était obligé d’aligner deux arrières dans l’axe central, étant que ses quatre défenseurs centraux, dont trois qualifiés pour la Ligue des champions, ne sont pas encore guéris. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Ghofrane Naouali, l’un des deux arrières aligné dans l’axe central, s’est blessé après seulement vingt minutes de jeu, ce qui a chamboulé davantage les plans du technicien étoilé. C’est pourquoi il a préféré jouer la carte de la prudence, ne prenant aucun risque. Pour compenser la sortie sur blessure de Naouali, il a fait entrer Iheb Msakni et a cherché à gagner la bataille du milieu de terrain. Jarda a pensé tout prévoir.

Il a sans doute pensé pouvoir compter encore une fois sur le talent et la grande forme d’Ali Jemal. Sauf que le gardien étoilé a fléchi au bout d’une heure de jeu et d’encaisser deux buts en l’espace de 11 minutes.

Le travail paye !

Pour l’Espérance de Tunis, c’est une autre paire de manches. Si Lassaâd Jarda est à la manœuvre depuis moins d’une semaine, Radhi Jaïdi, lui, occupe son poste depuis l’été et a encadré une bonne partie de la préparation d’intersaison. La force de Jaïdi est de savoir où il va. Il a déclaré après la défaite devant le CSS qu’une meilleure entame aurait donné une autre tournure du match. Chose qu’il a appliquée en milieu de semaine contre le CAB en alignant ses meilleurs éléments dès le départ. Le résultat ne s’est pas fait attendre avec une large et victoire en milieu de semaine au détriment du CAB. Une victoire venue booster le moral des joueurs à trois jours du classico. Comme contre le CAB, Radhi Jaïdi a aligné ses meilleurs attaquants devant l’ESS et le travail aux entraînements a fini par payer. Une ouverture du score par Badrane suite à un coup franc bien botté par le spécialiste en la matière, Sabir Bougrine. Même le but de Ben Romdhane n’est pas fortuit. Le joueur est connu pour ses tirs longs et cadrés

Bref, le coup franc bien botté de Bougrine, les incursions répétitives d’Iwala, les huit corners obtenus contre trois seulement pour l’ESS, le joli tir des 25 mètres de Ben Romdhane qui a trompé Jemal donnant lieu au deuxième but : autant d’éléments qui témoignent du travail accompli aux entraînements et qui fait la force de l’Espérance de Radhi Jaïdi.

L’EST a remporté une victoire amplement méritée grâce à la force, la volonté, la bravoure et l’application tactique de ses joueurs. Les Etoilés ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes. Hormis le retourné de Habib Yaken, les hommes de Jarda n’ont rien entrepris de bon contrairement aux Espérantistes.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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