Après les vacances de printemps (prévues du 14 au 27 mars courant), nos lycéens devront être encadrés par les professeurs conseillers en orientation. On parle, particulièrement, des élèves de 1ère année et de 2e. L’opération doit jouir de tout l’intérêt requis, surtout que lors des deux dernières années, nos lycéens ont été abandonnés à leur sort et beaucoup en ont fait les frais en matière de bonne orientation

Pour cette année, nous n’avons rien constaté. Les élèves de première année n’ont pas encore été avisés et ne savent même pas à quoi s’en tenir. Ils viennent tout juste de connaître leurs résultats scolaires qui, en principe, leur permettent de déterminer leur prochain cursus et commencer à discuter avec leurs parents du choix à faire concernant la filière d’étude à suivre.

Aucune information

Or, jusqu’à présent, ces élèves sont totalement dans le flou. Les chefs d’établissement n’ont rien fait savoir, alors que d’habitude, c’est le mois d’avril qui est consacré aux réunions avec les parents (des réunions qui ne figurent que sur le papier) et les conseillers en orientation.

D’habitude, aussi, le ministère publiait le calendrier de l’opération sur son site. Mais il semble que plus on parle de numérisation et de recours aux nouvelles technologies, plus on voit que c’est l’inverse qui se passe. L’information utilitaire n’existe pratiquement plus sur les nombreux sites du ministère. Même les circulaires qui étaient publiées avant et mises à la disposition du public n’ont plus droit de cité ces derniers temps.

Et, justement, sur ce point, on doit rappeler à qui de droit que ces supports numériques sont faits pour donner l’information nécessaire et en temps opportun aux utilisateurs. Les activités ministérielles ne les intéressent que dans la mesure où elles ont un impact direct sur l’opération pédagogique. En d’autres termes, les parents ont besoin d’être, constamment, au fait de tout ce qui touche au sort de leurs enfants. Ce qui, malheureusement, n’est pas le cas en ce qui concerne l’opération d’orientation.

Les perturbations de ces deux dernières années ont été néfastes en raison de l’inefficacité relative des choix qui ont été faits par les élèves et leurs parents L’insuffisance de temps pour faire les choix et les retards des résultats scolaires (déterminants pour opter pour telle filière) n’ont pas facilité la tâche aux uns comme aux autres. C’est pourquoi il est nécessaire, cette année, de tout faire pour réparer, un tant soit peu, les erreurs des années passées et préserver les chances des élèves car, en définitive, c’est cette étape qui est décisive dans le parcours de nos élèves.

Environ 300.000 élèves concernés

Aujourd’hui, il existe plus de 133.000 élèves inscrits en première année secondaire. Ces derniers, au nombre de 110.000 actuellement, seront fixés sur les principales filières (littéraires, scientifiques ou techniques et technologiques) devant les orienter, en troisième année, vers les 7 sections menant au bac.

Faut-il rappeler qu’il y a, en même temps, un peu moins de 100.000 autres en troisième et près de 117.000 en quatrième année, poursuivant leurs études dans le secteur public. En tout, on peut parler d’environ 300.000 élèves concernés directement ou indirectement par le système d’orientation scolaire. Aussi, est-t-il nécessaire de tout mettre en œuvre pour réussir cette étape décisive dans la vie des apprenants. Cela est d’autant plus important que nous savons, tous, que la mauvaise orientation de nos futures promotions de l’enseignement supérieur est à l’origine de l’échec de la politique de création d’emplois et d’employabilité de nos diplômés.

Tout cela est à prendre en compte si on veut vraiment assurer un meilleur sort aux futures générations et se classer en tête des nations disposant d’un système éducatif performant.

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