Du 23 au 26 mars, la ville de Tataouine a laissé penser à d’autres pistes d’investissement dans des projets dans la région.

En ce début de printemps, Tataouine se présente, à ses hôtes venus de divers horizons, comme la reine d’un désert aux mille mystères. Accueillante et hospitalière, la ville, au cœur du sud tunisien, a fait de son festival international des ksour sahariens, qui vient de souffler sa 41e bougie, un point d’orgue qui retient les regards de ses visiteurs. Quatre décennies déjà, ce rendez-vous haut en couleur a dû apporter sa pierre à l’édifice. Et chaque édition ajoute au charme ancestral de la région. Elle lui redonne vie et raconte l’histoire du bon vieux temps. Ainsi, tout s’est déroulé du 23 au 26 de ce mois, laissant penser à d’autres pistes d’investissement dans des projets dans la région.

Les Ksour, un imaginaire et un récit !

Tataouine s’enorgueillit de son précieux passé conjugué dans un présent aussi exigeant. Son potentiel touristique et culturel vaut bien la messe. Elle doit beaucoup à ses Ksour sahariens, où le festival annuel pèse de tout son poids. Dix fois millénaires, ces bâtisses aux formes géométriques classiques incarnent encore une saga berbère, ses us et coutumes. Leur aspect architectural reflète un certain rythme de vie qui résiste aux aléas du temps. Jadis, ces ksour se dressaient comme un rempart défensif contre tout risque d’invasion étrangère. Passés les ans, on est aujourd’hui dans une autre logique de promotion d’une oeuvre monumentale qui parle d’elle-même. Ce festival n’est, en fait, qu’un regard dans le retroviseur d’une civilisation ressuscitée. De quoi le tourisme local tire encore sa valeur. Ils sont, d’ailleurs, dépositaires d’un héritage moyenâgeux, imbu d’imaginaire social et de bien des récits.

Un festival ne suffit pas !

Certes, le festival des ksour qui vient de prendre fin avait renoué avec des traditions bien ancrées dans l’espace et dans le temps. Des shows folkloriques, de beaux spectacles équestres, la cavalerie, carnavals, des soirées bien meublées, des conférences thématiques, le menu est bien riche et varié. Quatre jours durant, les rues n’ont pas manqué d’animation diurne. De nouveaux circuits touristiques ont été découverts. Et le patrimoine matériel et immatériel fut l’objet d’un débat. Tataouine est devenue, ce alors, une destinée prisée. Une édition qui lui ouvre de nouvelles opportunités promotionnelles. Mais, un seul festival ne suffit pas. La région est aussi championne en tourisme alternatif durable. Les sites écologiques y sont multiples. Et ses maisons d’hôtes ne sont pas des moindres. Ceci étant, le festival international des ksour sahariens aurait dû être un événement réfléchissant un art de communication sur les atouts de la région.

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Charger plus par Kamel FERCHICHI
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