Par Zied Chaâbane
Ce nouveau terme qui est entrain de bousculer le secteur financier en implémentant la technologie ne possède encore pas une définition précise. Une recherche a été réalisée à ce propos conclue Fintech est « une nouvelle industrie financière qui applique la technologie pour améliorer les activités financières ».

C’est la mise à jour du système économique qui a débuté dès 2009 au lendemain de la crise financière.

En bref, Fintech c’est l’innovation et la technologie qui bousculent système monétaire traditionnel. L’usage de la vérification en ligne et la technologie Blockchain permettent à tout un chacun d’ouvrir un compte bancaire en ligne, d’investir dans plusieurs secteurs, d’avoir accès à plusieurs autres services financiers tel que l’investissement collectif, l’obtention de prêts, et le paiement des taxes et des assurances. Le but de la Fintech est de remplacer et d’améliorer l’usage de ces services tout en réduisant les coûts et les durées d’attente.

Redoutée par certains

Ce changement n’était pas vu d’un très bon œil par les grandes institutions, car ce concurrent « Fintech », possède plusieurs atouts favorables sur tous les aspects. Mais plusieurs institutions ont cependant décidé de s’adapter à cette nouvelle donne, soit par l’achat de ces startups ou par la création de services similaires, puisque leur survie a été remise en question suite à la chute spectaculaire et complètement inattendue de Lehman Brothers. Les grands investisseurs ont à leur tour pensé à la diversification de leur portefeuille, en mettant sur la table plus de 112 milliards de dollars d’investissement pour la seule année 2018.

Dans le monde, plusieurs emplois ont été créés. Le Canada, l’Estonie et le Singapour peuvent être considérés comme les milieux les plus favorables pour l’éclosion et l’épanouissement de ces activités. Ces pays offrent en effet des procédures administratives et des régulations bien spécifiques à tous les domaines de la Fintech.

La Tunisie à la traîne 

Dans le monde arabe, Bahreïn tente tant bien que mal de booster son économie par la création du Bureau de développement économique, qui a pour objectif de devenir le Hub de la Fintech dans cette région. La Turquie était la première à utiliser la cryptomonnaie pour l’achat et la vente de l’immobilier et des joueurs de football.

En Tunisie, plusieurs tentatives ont été faites de développer la tendance, mais malheureusement, les législations en vigueur ne sont toujours pas capables d’absorber ce type d’activités. Certaines initiatives ont été conduites par des banques et des startuppers mais jusqu’à ce jour, plusieurs projets demeurent en stand-by ou fonctionnent encore par les moyens classiques. L’économie tunisienne a besoin d’une meilleure loi que la Startup Act, vu que celle-ci n’est pas toujours adaptée à la Fintech.

Des pays ont été sauvés économiquement par ce domaine, pourquoi pas la Tunisie ?

 

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