Une clôture hautement festive a réussi à injecter fantaisie et bonne humeur, donnant à cette soirée une belle énergie et une vision plus libre et plus affranchie de l’art du spectacle vivant.

Mercredi soir s’est clôturée la première édition pilote du Festival du théâtre méditerranéen de la Cité de la culture, organisé par le pôle théâtre et arts scéniques du Théâtre de l’opéra de Tunis. Après une semaine marathon à travers des créations tunisiennes et étrangères, le rideau s’est baissé sur une édition intense.  La clôture, on la voulait festive et ludique avec un spectacle de jonglerie artistique haut en couleur.  Orquestra de Malabares du metteur en scène espagnol, Pablo Reboleiro, produit par Pistacatro Productora de Soños fut accompagné par l’Orchestre symphonique tunisien sous la direction du maestro Mohamed Bouslama. 

 

Orquestra de Malabares est un spectacle qui met en scène des jongleurs et un orchestre qui représente la bande-son en direct et met en relation scénique plus d’un art, dont essentiellement la musique, le cirque et la danse.  Cette fusion, qui se crée dans le burlesque et dans la performance, a donné à voir au public présent un show des plus passionnants. Les jongleries des circassiens danseurs dessinent un ballet aérien. Clarinettes, saxophones et trompettes sont les protagonistes d’une peinture expressionniste dans laquelle les boules, les massues et les cerceaux dessinent dans l’air les sentiments et les émotions transmis par la musique et le cirque.  

Instruments dorés, de gros tambours, de cymbales, de chemises blanches, d’uniformes et d’œuvres classiques magistrales s’imbriquent avec des shorts, des t-shirts, des lunettes de soleil, du funk, du blues, de la pop et du punk.

Pistacatro a présenté au public tunisien ce nouveau spectacle, un des projets les plus originaux et suggestifs dans le domaine scénique en Espagne. Entre tradition et innovation, le mélange est fort réussi, le public est euphorique, petits et grands réagissaient au quart de tour aux différents numéros. La synchronisation des mouvements, l’agilité des exécutions, la symbiose créée entre l’Orchestre symphonique tunisien et les interprètes ont séduit au plus haut point.   

Cette clôture hautement festive a réussi à injecter fantaisie et bonne humeur, donnant à cette soirée une belle énergie et une vision plus libre et plus affranchie de l’art du spectacle vivant.

Le théâtre, qui est la vocation essentielle de ce festival, s’est vu s’ouvrir sur de nouvelles expressions abolissant ainsi les frontières entre les différents langages des arts du spectacle.

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