L’EST n’a pas de bons souvenirs avec le 0-0 à l’aller. La finale perdue face au Raja en 1999 n’est pas oubliée. A prendre très au sérieux ce retour contre Sétif.

La mission de Radhi Jaïdi et de ses hommes sera très difficile, ce vendredi, face aux Algériens de Sétif. A cause du ratage monstre de Kingsley Eduwo, qui a fait le plus difficile en dribblant les défenseurs axiaux, avant de tirer lamentablement dans les mains du gardien sétifien, alors qu’il se trouvait seul face à lui, l’EST s’est contentée  d’un match nul et vierge à Alger. Or, la grosse opportunité qui s’est présentée à Eduwo à la 27’ aurait constitué le tournant du match.

Malheureusement, le match a pris un autre tournant avec une domination stérile de l’Espérance. Un score piège qui fait remonter aux esprits un vieux et mauvais souvenir qui a hanté pendant longtemps les esprits des supporters espérantistes : la finale de la Ligue des champions de 1999, perdue devant le Raja de Casablanca à la faveur de la séance des tirs au but lors de la manche retour. Ce jour-là, un certain 12 décembre 1999, la chance a tourné le dos à Maher Kanzari et Chokri El Ouaer. Et les Rajaouis d’être sacrés champions d’Afrique après avoir remporté la séance des tirs au but (4-3). Pour rappel, la manche aller de cette finale perdue s’est soldée par un score nul  vierge à Casablanca.

L’exemple d’Afful !

S’il veut booster le moral de sa troupe, Radhi Jaïdi peut donner à ses joueurs l’exemple d’Harisson Afful qui, le 12 novembre 2011, a marqué, à la 27’n le but du sacre. En 2011 aussi, le souvenir de la finale de 1999 a hanté les esprits. C’est que la finale aller, disputée le 6 novembre contre l’autre club casablancais, le Wydad, ne s’est pas passée comme le souhaitait Nabil Maâloul, alors entraîneur de l’EST. Malgré tous les efforts de Youssef Mskani, Oussama Darragi, Yannick N’djeng et Wajdi Bouazzi, la formation « sang et or » est rentrée de Casablanca avec un score nul vierge, comme en 1999.   

Au match retour à Radès, le 12 novembre 2011, Harisson Afful a réglé l’affaire en moins d’une demi-heure, en marquant le but du sacre à la 27’. Cela dit, les joueurs de Radhi Jaïdi doivent s’inspirer d’ Afful. En football, rien n’est facile, mais tout est possible. Toutefois, le match retour comptant pour les quarts de finale de la Ligue des champions, ce vendredi soir (22h00) face aux Algériens de Sétif, sera particulièrement difficile à négocier. Outre le score piège du match aller, l’équipe sera privée du soutien de son public à cause du huis clos. N’empêche, entraîneur et joueurs savent pertinemment qu’ils sont à la croisée des chemins. Une contre-performance pousserait vers la porte de sortie bon nombre de joueurs. Radhi Jaïdi, lui-même, pourrait perdre sa place étant que l’ES Sétif est un adversaire à la portée. Vendredi soir, la balle sera dans le camp des joueurs. A eux de prouver qu’ils méritent d’endosser le maillot de l’Espérance. Développer un bon volume de jeu et dominer l’adversaire ne suffiront pas. Il faut savoir terminer le travail.     

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