Malgré l’élimination en quarts de finale de la Ligue des champions, le coach «sang et or» est maintenu à son poste. Son salut passe par une prestation convaincante aux play-offs avec à la clef la conservation du titre de champion de Tunisie.

Conscient que le temps n’est pas aux décisions hâtives, Hamdi Meddeb maintient sa confiance en son entraîneur. Il faut dire que Radhi Jaïdi a été honnête quand il a pris ses fonctions à la tête de l’Espérance. Il n’a jamais dit que l’EST allait remporter la Ligue des champions cette saison. Avec des mots subtils pour ne pas enfoncer une frange de supporters persuadée qu’il suffit de faire des recrutements pour que l’équipe remporte la C1 africaine chaque année, le coach « sang et or » a laissé entendre qu’un gros travail l’attendait et que l’EST demeure un prétendant sérieux pour le titre continental.

Ce que bon nombre de supporters refusent d’admettre, et ce n’est pas propre au public « sang et or », c’est que le cycle de travail pour un entraîneur de football va de deux à trois ans. A la première année, l’entraîneur est censé apposer son empreinte et donner un cachet de jeu à l’équipe. La deuxième et la troisième saisons sont celles de la confirmation en atteignant l’objectif pour lequel le technicien a été recruté en remportant la compétition visée par son employeur. En Europe, des entraîneurs mettent des années à courir derrière une Ligue des champions sans qu’on les licencie. Sous nous cieux, à l’EST en particulier et à quelques exceptions près, Mouine Chaâbani notamment, la longévité n’est pas monnaie courante.

Tout n’est pas noir…

Dans le travail accompli par Radhi Jaïdi depuis le début de la saison, il y a du bon. L’équipe a un jeu séduisant. Elle développe, d’ailleurs, un bon volume de jeu offensif et crée pas mal d’occasions à chaque match.

Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas suffisant non plus dans la mesure où l’équipe a laissé filer une qualification dans ses cordes aux demi-finales de la Ligue des champions. Ce qui manque donc à l’attaque, c’est un meilleur taux de réussite.

Toutefois, la phase des play-offs est l’occasion pour Radhi Jaïdi de rectifier le tir, notamment le manque d’efficacité de l’attaque. Avec Mohamed Ali Ben Hammouda qui est en train de confirmer d’un match à l’autre, le retour de blessure d’Anis Badri, en continuant à faire confiance à Anayo Iwuala, en encadrant davantage Kingsley Eduwo pour qu’il soigne sa finition et, enfin, en poussant Hamdou El Houni à retrouver son niveau habituel, les choses devront aller nettement mieux en attaque.  Pour rappel, Anis Badri est opérationnel depuis un certain temps déjà. Il a même fait une première apparition officielle lors de l’ultime sortie de la première phase du championnat à Métlaoui. Bref, il faut se rendre à l’évidence. L’Espérance édition 2022 n’a pas suffisamment de potentiel pour prétendre au titre africain. Il y a un travail qui a été fait et qui devra se poursuivre. La phase du play-off est l’occasion rêvée pour conserver le titre de champion de Tunisie, tout en triant  l’effectif et préparer ainsi, dans la durée, la prochaine campagne africaine. 

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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