La grande Espérance ne fléchit jamais. Elle trébuche, certes, mais elle se remet debout rapidement sans subir des séquelles qui entravent sa marche. C’est ce qu’on va pouvoir vérifier aujourd’hui contre le CSS.

Nul doute que la déconvenue en Ligue des champions a sérieusement affecté le moral de la large famille espérantiste. Spécialement les joueurs sur lesquels on a tiré à boulets rouges et qui ont encore d’autres obligations et missions à assumer, car la saison ne se termine pas avec l’échec dans la compétition continentale. Cela ne doit en aucun cas constituer un handicap pour la suite de la saison, qui comprend d’autres challenges, même si ces derniers sont moins intéressants que la plus prestigieuse des compétitions. Du moins pour les supporters.

Du coup, il va falloir faire attention et ne pas s’exposer à l’emprise du doute et du manque de confiance en ses moyens.

A commencer par cet après-midi face au CSS, dans le cadre de la première journée du play-off. Il ne faut surtout pas que l’équipe «sang et or» entre dans un cercle vicieux, susceptible d’engendrer d’autres déceptions.

Savoir se ressaisir et tirer les leçons de ses désillusions pour mieux rebondir restent l’apanage des grands.

Pourvu que les solutions qui font l’unanimité auprès des spécialistes et des fervents supporters de l’Espérance fassent l’objet de la meilleure méditation possible. Car pour éviter de subir le sort de Sisyphe, il faut prendre des décisions courageuses et adéquates aussi bien rapidement qu’à moyen et long terme.

Des changements en vue

Bien évidemment, rien ne sera plus comme avant l’élimination en Ligue des champions. Et c’est tout à fait normal, puisque le relookage et le choc psychologie sont nécessaires pour sortir de la crise. Dans cet ordre d’idée, plusieurs joueurs ne vont pas prendre part au classico de tout à l’heure au stade de Radès. C’est qu’il est question d’infuser un sang neuf au sein de l’équipe rentrante.

C’est ainsi que des joueurs, comme Farouk Mimouni, Montasser Triki, Bilel Chabbar et, surtout, le gardien Sedki Debchi pourraient être titularisés d’emblée et bénéficier de la confiance du staff technique.

Il est grand temps qu’on accorde à toutes les doublures une vraie chance et un grand nombre de matches afin qu’elles s’aguerrissent au mieux. Les réservistes et les jeunes sont connus pour leur envie et leur enthousiasme. Il suffit juste de les lancer dans le bain de la compétition.

On sait tous, qu’au titre de la saison en cours, la rivalité va atteindre son sommet avec la nette progression de plusieurs équipes, comme l’US Monastirienne, le CA, et l’US Ben Guerdane, et ce, en plus des prétendants classiques : le CSS et l’ESS avec lesquels il faut toujours composer. Et de ce fait, il n’y aura plus de matches dits faciles. Il va falloir sortir le grand jeu et mouiller le maillot à chaque rencontre pour se tirer d’affaire. Sur ses cinq matches de play-off, l’Espérance ne connaîtra aucun répit.

D’autre part, l’équipe «sang et or», qui compte trente et un titres de championnat, dont les cinq derniers qui ont été remportés d’affilée, projette de réussir la phase aller.

En effet, aucun ratage n’y sera permis, surtout que l’Espérance va recevoir des clients huppés à Radès : le CSS, l’USM et l’ESS. Le moindre faux pas devant l’un de ces sérieux concurrents à l’aller pourrait compliquer la suite du parcours lors des périlleux déplacements de la phase retour. C’est pourquoi, le match inaugural de cet après-midi revêt un caractère spécial, puisqu’il entre dans le cadre de la réaction attendue après la déconvenue de la Ligue des champions, tout en servant de bonne entame pour le crucial play-off.

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