La centrale laitière de Mahdia, plus connue sous le nom de « Vitalait », connaît depuis lundi un blocage dû à l’interdiction d’accès et de sortie du site par environ 300 éleveurs laitiers, qui protestent contre la récente hausse des prix des aliments pour animaux, qui est de l’ordre de 300 dinars la tonne.

L’entreprise représentée par son directeur général, Monsieur Hechmi Ali, appelle l’État à intervenir d’urgence pour trouver des solutions appropriées et réformer le secteur afin que les choses reviennent à la normale avant que les protestations ne prennent une ampleur qui ne conviendrait à aucune partie.

« Les protestataires, en empêchant les travailleurs et tous les moyens de transport d’entrer ou de sortir, du site de la centrale laitière ont gravement perturbé la collecte, la transformation et la distribution du lait et de tous les produits Vitalait », indique la société dans un communiqué. Cette Centrale laitière est le plus grand site industriel de la région, et le deuxième producteur de produits laitiers en Tunisie.

Connu pour son engagement sociétal dans la région, le groupe génère, depuis plus de 20 ans, des milliers d’emplois directs et indirects.

Toutefois, étant donné la gravité des événements et les dégâts énormes subis par le secteur, Vitalait a tenu à éclairer l’opinion publique, ses clients et tous ceux qui traitent de près ou de loin avec l’entreprise que l’augmentation récente du prix de l’alimentation animale (qui est principalement importée et s’élevant à 300 dinars la tonne) a provoqué la colère des éleveurs et des producteurs de lait dans tout le pays et pas seulement dans la région de Mahdia, rappelle que la société Vitalait ne décide pas du prix du lait lors de l’achat, car « ce prix est homologué par l’État et l’entreprise achète le lait cru auprès des éleveurs selon les prix en vigueur » souligne le communiqué.

Et de préciser que la Centrale Laitière de Mahdia qui « accompagne et soutient depuis plus de 20 ans le développement des agriculteurs de la région, est consciente de leur situation difficile du fait de la forte hausse des prix des aliments qui leur cause de lourdes pertes. Elle comprend donc leur colère et déplore les conséquences de ces protestations ».

Toutefois, elle considère que la perturbation de l’usine Vitalait est « injustifiée et cause des dommages aux employés, clients et fournisseurs de l’entreprise, d’autant plus que la société n’a aucune responsabilité dans cette situation.

 

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