DES voix s’élèvent de part et d’autre pour contester l’organisation d’un référendum sur le système politique souhaité en Tunisie. Si les uns remettent en cause la légalité et la constitutionnalité de ce mode de scrutin en l’absence d’un Parlement, d’une Cour constitutionnelle, les autres pointent du doigt son mode d’organisation.

Le débat, qui porte actuellement sur les délais trop courts pour l’inscription de quelque 70 mille nouveaux électeurs, semble stérile, car il ne risque pas de peser lourd sur les résultats du référendum. Toutefois, les interrogations fusent de toutes parts sur le respect des textes relatifs à l’Isie et à son mode de fonctionnement dans pareils cas. Il s’agit, entre autres, de savoir si les nouveaux membres de l’Isie pourraient déclarer leurs biens et intérêts avant d’entamer l’exercice de leur fonction comme le stipule la loi.

Sachant que le Chef de l’État a mis en sourdine les activités de l’Inlucc, les membres de l’Isie ne seront pas à même de respecter cette mesure énoncée par le Code électoral.

Ainsi pour I Watch, ni le Président de la République ni l’Instance électorale ne sont prêts pour le référendum du 25 juillet 2022,

En plus de la contestation politique de cette échéance appelant à son boycott, plusieurs ONG demandent au Président de la République son annulation en raison des difficultés inhérentes à son organisation, notamment sur le plan logistique, juridique, politique ou concernant la transparence et l’égalité des chances.

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