Tout à l’heure face à l’US Ben Guerdane, l’Espérance tentera de glaner encore plus de points avant d’atteindre la périlleuse phase retour du play-off.

L’Espérance mène la danse au play-off et poursuit son bonhomme de chemin dans la course au titre sans l’ombre d’un vrai rival capable de lui tenir tête et de la détrôner.

Et dire que le leader «sang et or» n’est plus qu’un colosse aux pieds d’argile depuis qu’il a été éliminé en Ligue des champions par les Algériens de l’ES Sétif. Tout le monde croyait que cette grande déconvenue allait influer directement sur le rendement de l’Espérance au championnat local. Mais rien n’en fut et aucune équipe tunisienne n’est parvenue à profiter de la situation et à marcher dans les pas de l’ES Sétif. Jusque-là, ni le CSS, ni l’USM, ni le CA, ni même l’ESS, qui a donné la meilleure réplique au leader dimanche dernier, n’ont pu glaner les trois points de la victoire aux dépens de l’Espérance.

Même sans son mordant d’avant l’élimination, l’Espérance gagne et creuse davantage l’écart au «play-off» comme si son aura n’a guère été altérée et comme si elle épouvante toujours ses adversaires.

Suprématie sans charme

Sur le plan local, l’équipe de Bab Souika se tire toujours d’affaire. Soit elle gagne, soit elle évite la défaite. Ce qui n’est pas le cas de tous ses concurrents dont le comportement en dents de scie lui facilite la tâche et l’aide à demeurer au-dessus de tous, souvent sans être appelée à se déployer outre mesure.

D’aucuns pensent même que l’Espérance «snobe» la compétition en ne voyant aucune utilité à sortir le grand jeu, puisque le résultat est garanti sans peine, quelle que soit la notoriété de l’adversaire. Du coup, un sentiment de consternation est ressenti par tout le monde, que ce soit chez les supporters des concurrents de l’Espérance ou même par les fans «sang et or» qui n’ont plus le même engouement en l’absence d’une vraie opposition à chaque match. 

Dans cette atmosphère aussi lourde qu’insipide, l’on n’arrête pas de tirer à boulets rouges sur l’apport de Radhi Jaïdi. On lui reproche la baisse de régime de l’équipe et l’absence totale de variation dans la construction du jeu, sans oublier son choix des hommes à chaque match, notamment en ce qui concerne son «chouchou», le Nigérian Eduwo, dont la perdition semble être sans fin. Certains joueurs sont également dans l’œil du cyclone, comme Mohamed Ali Ben Romdhane, Hamdou El Houni, Raed Fedâa et parfois Coulibaly. Tout comme l’ensemble du groupe, ces joueurs, qui donnaient pleine satisfaction, ont vu leur niveau nettement régresser.

Les fans de l’Espérance appréhendent un fâcheux retour de manivelle avec la série des périlleux déplacements en perspective (Monastir, Sfax et Sousse).

Sans Bougrine

Cette appréhension risquerait d’être justifiée à l’avenir avec la perte du stratège Saber Bougrine, dont la saison est irréversiblement terminée à cause d’une récalcitrante blessure musculaire au niveau de la cuisse.

Aujourd’hui face à l’USBen Guerdane, dans le cadre de la cinquième journée, Hamdou El-Houni remplacera le Marocain dans ce rôle délicat. On espère pour lui qu’il saisira cette belle opportunité dans le but de recouvrer ses marques et prouver qu’il n’est pas fini.

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