La Tunisie a participé à la  5e réunion ministérielle de l’UPM, qui se tient à Marrakech. Une manifestation qui a permis de débattre des défis pressants sur le marché du travail dans la région euro-méditerranéenne, en particulier sur la manière d’assurer à tous, surtout aux plus vulnérables, une reprise inclusive, verte, numérique et durable.

Les Etats membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se sont réunis  les 17 et 18 mai courant à Marrakech, pour débattre des défis pressants sur le marché du travail dans la région euro-méditerranéenne, en particulier sur la manière d’assurer à tous, surtout aux plus vulnérables, une reprise inclusive, verte, numérique et durable. Sont principalement concernés par cette initiative les jeunes, notamment des «Neet» (Not In Employment, Education or Training) et des femmes, sachant que les taux de chômage de ces deux catégories de population atteignent, respectivement, 30 et 40% dans certains pays du sud de la Méditerranée.

Les plus vulnérables…

Durement touchés par la pandémie, les Etats membres de l’Union pour la Méditerranée débattent, ainsi, des leviers à actionner en vue d’une reprise économique inclusive, numérique et durable. L’Initiative Équipe Europe est une première réponse apportée par la Commission européenne à l’échelle méditerranéenne.

Dans le cadre de sa participation aux travaux de la conférence, Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), est intervenu le 18 mai au nom de Businessmed dans l’une des tables rondes de cette conférence. Il a, ainsi, souligné que « l’adhésion au processus du dialogue social méditerranéen, dans le cadre de l’UpM et de toutes les initiatives entreprises par la commission, les organisations internationales et les institutions de coopération des deux rives, est une constante dans les valeurs et priorités de Businessmed et ses organisations membres ».

Et de poursuivre : «Les entreprises membres de Businessmed sont partenaires pour le développement et le bien-être des populations de la région et œuvrent pour créer de la valeur et des emplois décents et durables et subvenir aux besoins des citoyens en biens et services et leur assurer autosuffisance, indépendance, souveraineté et dignité ».

Une responsabilité partagée

Pour Majoul, la crise sanitaire et la crise sécuritaire ont été un rappel à l’ordre. « La réponse au défi d’inclusion sociale des groupes les plus vulnérables, de l’emploi et de l’employabilité des femmes, des jeunes et des catégories les moins favorisées vise à garantir l’accès à une formation professionnelle garantissant l’employabilité, à des services publics de qualité et au marché du travail par l’emploi et l’entrepreneuriat », a-t-il pécisé.

Selon ses dires, le climat de l’investissement dans la région méditerranéenne est appelé à s’améliorer.

Il s’agit de la seule et unique manière de booster la compétitivité des entreprises, ainsi, que leur résilience et leur durabilité. « Ces entreprises  sont au cœur des réformes qui sont aussi des opportunités pour renforcer la prospérité », ajoutant que « ces thèmes sont à inscrire sur l’agenda du dialogue social tripartite ». Il a également signalé que le déficit des politiques publiques inclusives ne pourra pas être éternellement comblé par les entreprises privées. Pour lui, le dialogue social et l’approche réformiste participative constituent la meilleure réponse.

En clôture de cet événement, les différents ministères chargés de l’emploi et du travail, présents à la réunion, ont fait du développement de l’économie sociale et solidaire une priorité. A y regarder de près, cet intérêt prononcé pour l’économie sociale et solidaire (ESS) s’est imposé de lui-même. Les spécificités de l’ESS sont à même de contribuer à la relance économique des pays du pourtour méditerranéen, durement touchés par la crise sanitaire de la Covid-19.

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