Même dans les situations les plus périlleuses, l’Espérance ne plie pas et s’en sort avec le moindre mal. C’est cela être dans la peau d’un champion. 

Juste avant la sixième journée jouée le week-end dernier, il n’était guère exclu que l’Espérance perde un peu de terrain et soit approchée particulièrement par l’USMonastirienne, son dauphin dans la course au titre.

C’est qu’avec le périlleux déplacement des «Sang et Or» à Sfax et l’éventuel succès de l’USM aux dépens du CA à Radès, les cartes se seraient redistribuées à nouveau.

Mais comme nous l’avons souligné à maintes reprises, l’efficacité de l’Espérance et son réalisme ne sont pas les seuls facteurs contribuant à son maintien à la tête du classement. Il y a aussi le concours d’autres circonstances, dont surtout l’irrégularité du rendement de ses concurrents.

Dans cette optique, l’USM, qui se devait de maintenir le contact de près avec l’Espérance, trébucha et se laissa prendre par le CA (2-1) aux dernières secondes de leur match. Ce fut la veille du déplacement de l’Espérance à Sfax. Chose qui a armé les coéquipiers de Mohamed Ali Ben Romdhane d’une certaine quiétude puisqu’un échec n’aurait rien changé à la situation en haut du classement général. Et c’est cela toute l’importance de la nette avance réalisée par le leader après ses nombreux résultats positifs à l’aller.

Mieux encore, dans un stade Taïeb M’hiri plein comme un œuf par des supportes «noir et blanc», l’Espérance a quand même pu éviter la première défaite du «play-off» à quelques minutes du coup de sifflet final de l’arbitre.

Un score de parité (1-1) qui aura sans doute son pesant d’or car au lieu d’une entrave de la marche du champion en titre, on le voit  grignoter un très précieux point supplémentaire vis-à-vis des Monastiriens, ses principaux poursuivants.

Un bras de fer à deux visages

Mais comment l’Espérance s’était-elle tirée d’affaire en sortant indemne du guêpier sfaxien?

La réponse est toute simple: le bloc bas adopté par le coach sfaxien Nabil Kouki en deuxième mi-temps après une première période nettement à l’avantage du CSS. Ainsi, Kouki a «mimé» Faouzi Benzarti qui s’était comporté de la même manière lors du dernier match EST-USM dans lequel il n’a fait que subir la domination de l’Espérance au lieu de jouer franc jeu, dont son équipe était largement capable.

Le même scénario a été répété au Stade Taïeb M’Hiri. Et alors qu’on s’attendait à ce que le CSS remue le couteau dans la plaie après son magistral but marqué sur coup-franc par Houssem Dagdoug (31’), les «Noir et Blanc» refusèrent le jeu et se contentèrent d’une tactique défensive avec de rares tentatives sur contre-attaques en deuxième mi temps.

Nabil Kouki était leurré par l’inefficacité de l’attaque espérantiste devant une défense bien organisée. Mais la prudence exagérée des coéquipiers d’Aymen Dahmen a fini par s’avérer littéralement fausse. Et devant les assauts à répétition des joueurs espérantistes, devenus beaucoup plus incisifs et directs en deuxième mi-temps, le CSS a fini par craquer en encaissant le but de l’égalisation marqué par le «sauveur» Mohamed Ali Ben Romdhane.

L’Espérance a ainsi réussi un grand coup en évitant à nouveau la défaite. Dans cette intéressante réalisation, le mérite revient à la rage de vaincre des ‘‘Sang et Or’’ et particulièrement au génie technique du Libyen Hamdou El Houni, auteur d’une talentueuse dernière passe sur le but de Ben Romdhane. Lors des derniers matches, l’on s’est rendu visiblement à l’évidence que la présence de Hamdou El Houni et  Anice Badri est une priorité en attendant la plénitude des moyens physiques de ces deux grands joueurs ‘‘clés’’.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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