L’information faisant état d’un premier cas détecté en Tunisie a été démentie par le ministère de la Santé. Mais la vigilance demeure de mise.


On n’en a pas encore fini avec le Covid-19, une si virulente pandémie ayant fait des ravages dans le monde entier, nous voilà de nouveau en proie à une autre qui s’annonce, toutefois, moins sévère et peu contagieuse. Variole du singe ou « Monkeypox », ainsi baptisé l’actuel virus qui a commencé à pointer son nez, prenant la forme d’une classique épidémie qu’on croyait révolue à jamais.  Parlons-en ainsi, on compte, jusqu’ici, une centaine de cas récemment détectés en Europe et aux Etats-Unis. Le monde retient son souffle !

Pas plus tard que dimanche dernier, la Belgique fut le premier pays au monde à avoir imposé une mise en quarantaine obligatoire aux personnes infectées, après l’apparition de trois cas sur son territoire. Soit une mesure barrière dictée par ses autorités sanitaires, suite à quoi tout malade déclaré devrait s’auto-isoler pendant 21 jours, jusqu’à sa guérison. Trois jours avant, un premier cas fut confirmé en France. Face à l’évolution accrue de la variole du singe, l’OMS reste inquiète. Elle a tiré la sonnette d’alarme: « Pour le moment, 92 cas à travers le monde ont été signalés, alors que 28 cas sont considérés comme suspects ». Et là, une question se pose avec acuité : pourrait-on se retrouver dans une situation épidémiologique mondiale, au moment où la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 n’est pas complètement éradiquée ? Ses séquelles sont encore omniprésentes sur les économies nationales.

Quels symptômes ?

De crainte d’encaisser un nouveau coup de trop, la vigilance reste de mise. Variant du singe, quels symptômes ? Selon l’OMS, elle se manifeste par de la fièvre, mal de tête et de dos, une adénopathie, des douleurs musculaires et une intense fatigue. De même, elle se caractérise par des éruptions cutanées au niveau du visage, de la paume des mains, et de la plante des pieds, essentiellement, pouvant s’étendre, mais de façon moins importante, à d’autres parties du corps. Qu’en sait-on de plus ? Des sources sanitaires affirment que la durée d’incubation est en général de 6 à 16 jours, mais qui peut s’étendre à 21 jours. Et la plupart des gens se rétablissent complètement en deux à quatre semaines, toujours selon l’OMS. Autre donnée, ce virus ne se transmet pas aussi facilement que le Covid-19. Et là, les experts de santé pensent que l’épidémie actuelle de la variole du singe se propage par contact direct avec la peau d’une personne présentant une éruption cutanée active. Ceci étant, une fois l’infection identifiée, sa propagation semble être facile à maîtriser.

Par ailleurs, les chercheurs supposent que la transmission initiale se fait par contact direct ou indirect avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses de singes ou de rongeurs sauvages infectés. Qu’en est-il de la situation en Tunisie ? Le fameux Dr Zakaria Bouguira a posté le 21 mai sur Facebook que la Tunisie aurait enregistré à Gabès le premier cas de la variole du singe. Information qui a été démentie par une source officielle au ministère de la Santé publique lors d’une déclaration à Réalités Online. Il convient de noter que le premier cas de variole du singe a été signalé au Royaume-Uni le 6 mai 2022, avant de se répandre à l’Espagne, au Portugal, au Canada, aux Etats-Unis, à la Suède et à l’Italie.

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