Aujourd’hui, le CA doit, à la fois, balayer le poids de l’histoire et regarder vers l’avenir proche, soit viser un podium qui dira quelle compétition continentale le club disputera la saison prochaine. 

Ce sont toujours les grands frissons du CA, ceux de l’excitation de la victoire, mais aussi ceux de la peur de perdre et de tout perdre. L’ivresse des sommets entremêlée à la peur de la chute, au CA, on connaît. Sauf que, maintenant, l’équipe a récemment produit du jeu face à l’USM, indépendamment de la victoire, il va falloir ne penser qu’au présent, éviter les retours de flamme, positiver et ne pas broyer du noir. Aujourd’hui, le CA peut enchaîner pour la première fois au play-off, à la réception de l’USBG, un onze fragile, en proie à des problèmes existentiels, sans oublier les soucis au quotidien et même la crise interne qui couve puis s’installe.

Aujourd’hui donc, le CA doit, à la fois, balayer le poids de l’histoire  et regarder vers l’avenir proche, soit viser un podium qui dira quelle compétition continentale le club disputera la saison prochaine.

Nous n’en sommes pas encore là, et il va falloir tout d’abord maximiser, à commencer par tirer les marrons du feu, dès cet après-midi face à l’USBG.

L’optimisme est de mise

Dans le scenario idéal donc, dès aujourd’hui, Ghandri, Zghada, Cherifi, Khélil, Chamakhi, Guesmi, Ghazi Abderrazak, Azouni, Sabo, Snana, Dhaouadi et Hamdi Lâabidi doivent renverser l’USBG et s’accrocher jusqu’au bout au podium et aux places d’accessit qui vont avec. Cependant, sans jouer les oiseaux de mauvais augure, il y’a aussi un autre script, plus sombre, où le CA perd tout, ses rêves de C1 comme un triste remake des saisons précédentes.

Maintenant «rien ne sert de courir, il faut partir à point». Tout perdre en quelques jours, c’est horrible. Et le CA doit donc tout donner pour ne pas avoir des regrets. De tout temps, le football, cet opium du peuple, offre souvent la possibilité de renverser la situation. La clé pour y arriver : c’est de dominer sur la durée, 90’ durant, avoir la balle et ne pas partager les phases d’attaque avec l’adversaire, sinon on est en difficulté. Bref, ce CA-là, comme aperçu par moments face à l’USM, ne renonce pas à son jeu de possession et de position. Et c’est peut-être là, à ce niveau, que le CA va devoir batailler pour finir sur le podium.

Faut-il donc être optimiste ou pessimiste pour le CA en cette fin de saison ? D’un côté, l’optimisme est de mise. Les joueurs aiment jouer ensemble et on le ressent sur le terrain (le choc face aux Bleus). En filigrane, la défense se comporte mieux, le milieu de terrain est plus productif et l’attaque… peut mieux faire.

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