Le secrétaire général nie toute interaction avec la présidence de la République et précise que le différend avec le Président n’exclut pas, toutefois, le respect dû à son rang et ses choix.

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Taboubi, a fait part, hier, de son étonnement de l’annonce faite par le gouvernement, concernant la préparation d’un programme de réforme, ainsi que l’évolution des négociations avec le Fonds monétaire international, alors que la présidence de la République a annoncé la formation d’une commission économique et sociale qui sera chargée d’étudier lesdites réformes.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de la commission administrative de l’Ugtt consacrée au projet économique et social, Taboubi a signalé que le gouvernement a préparé un projet de réformes complètement différent de celui réalisé par le département des études de la centrale syndicale, lequel sera soumis à la discussion lors de la commission administrative.

Selon le secrétaire général, le projet de l’Ugtt comprend des réformes nécessaires pour la Tunisie et tient compte également des difficultés budgétaires.

«Une fois discuté en commission, le projet de réformes sociales et économiques de l’Ugtt sera rendu public», a-t-il assuré.

Taboubi ajoute que deux commissions administratives seront organisées au courant de la semaine prochaine afin de présenter la vision de l’Ugtt et son programme de réformes politiques, juridiques et électorales.

L’Ugtt présente son programme de réformes

«Ainsi, l’Ugtt aura présenté un programme complet comportant les réformes économiques, sociales et politiques pour la Tunisie», a-t-il insisté, soulignant que la centrale syndicale restera toujours aux côtés du peuple tunisien et défendra ses droits.

A partir du 2 juin prochain, l’Ugtt entamera une tournée dans les régions du pays, dans le cadre de rassemblements syndicaux. Objectif, présenter et expliquer la position de la centrale syndicale et son programme de réformes, a encore fait savoir Taboubi.

Par ailleurs, le secrétaire général a fait part de sa préoccupation de l’introduction de son nom dans le décret présidentiel relatif à la commission nationale consultative.

Noureddine Taboubi avertit que cet acte n’engage que la personne signataire dudit document.

Il ajoute que la centrale syndicale a décidé, pour l’heure, de ne pas y participer, tant que les révisions pouvant enrichir les discussions autour de la situation politique n’ont pas été opérées.

Taboubi a nié, de ce fait, toute interaction avec la présidence de la République, précisant que le différend avec le Président n’exclut pas toutefois le respect dû à son rang et ses choix.

Pour conclure, Noureddine Taboubi estime que la position de la centrale syndicale a toujours été claire: ne jamais s’engager dans l’inconnu.

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