La Tunisie œuvre en 2019 à augmenter la production de pétrole et de gaz naturel. Le nombre de permis d’exploration a augmenté, pour la première fois depuis 2011, pour atteindre 30 permis de prospection, en plus du forage de 13 puits

La Tunisie œuvre à augmenter la production de gaz naturel et de pétrole. Les pouvoirs publics comptent, en effet, favoriser l’utilisation, de façon plus élevée, des énergies renouvelables, et ce, pour couvrir la demande locale, a indiqué, récemment, le ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises (PME), Slim Feriani.

Le nombre des permis d’exploration a augmenté, pour la première fois en Tunisie depuis l’année 2011, pour atteindre 30 permis de prospection, en plus du forage de 13 puits. Les firmes internationales spécialisées dans la prospection énergétique sont toujours intéressées par le site tunisien malgré la rareté des ressources disponibles. Cependant, il existe encore plusieurs champs non encore explorés et qui attirent les investisseurs étrangers.

Importation du gaz naturel

Le ministre a ajouté, lors d’une plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), pour débattre des financements au profit de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) afin d’importer le gaz naturel, que le nombre de permis de prospection a enregistré au cours des dernières années une régression. Par contre, cette année, il a augmenté après l’adoption de 6 permis de prospection et trois autres sont en cours d’adoption.

En fait, au cours des dernières années qui ont suivi la révolution, plusieurs députés ont mis en question les autorisations de prospection exigeant que l’ARP examine, désormais, toute nouvelle autorisation avant son adoption. Le doute sur des cas de corruption a été évoqué par les représentants du peuple.

Le ministre a indiqué que 50 zones en Tunisie n’ont pas été explorées, précisant que le gouvernement tunisien doit attirer les investisseurs étrangers pour prospecter les hydrocarbures, sachant que l’opération coûte entre 3 à 5 millions de dinars. La prospection coûte beaucoup aux investisseurs étrangers dans la mesure où ils doivent faire des études approfondies du site en plus des études sismiques. La prospection proprement dite se fait sur le terrain par le forage d’un ou des puits à la recherche du pétrole ou du gaz. Un tel travail exige la mobilisation de plusieurs spécialistes opérant sur le site durant plusieurs mois. Parfois, après des efforts titanesques, le site s’avère «stérile» et dépourvu d’énergie.

Une part pour les énergies renouvelables

Par ailleurs, le projet du transport du gaz du Sud «projet du champ Nawara», actuellement en phase finale, permettra de couvrir 50% des besoins de la Tunisie (2,7 milliards m3) et 17% des besoins de la Steg. Il réduira également de 30% les importations du pays en gaz naturel. A noter que notre pays a toujours eu recours au gazoduc algérien qui traverse le territoire tunisien pour alimenter l’Italie, et ce, dans le but de prendre une part de ses besoins sans compter la redevance imposée. Pourvu que le projet «Nawara» contribue efficacement à réduire l’importation de cette énergie et couvre une bonne partie des besoins des utilisateurs.

Feriani a indiqué que son département s’attelle à identifier des solutions qui touchent plusieurs dossiers, tels que celui des énergies renouvelables, affirmant que l’Etat va accélérer la transition énergétique, d’autant plus que plusieurs projets relatifs aux énergies renouvelables, entrés en exploitation, permettront d’assurer une production de 1.000 mégawatts en un mois. Une expérience concernant l’exploitation des énergies renouvelables a été menée par les pouvoirs publics depuis des années et a été couronnée par un succès mitigé. Ainsi, plusieurs logements ont pu intégrer les chauffe-eaux solaires payés par facilités par l’intermédiaire de la Steg et avec la participation des entreprises privées dont certaines se sont plaintes des retards de paiement de leur facture.

Le passage de l’énergie conventionnelle à l’énergie renouvelable comme la cogénération et l’énergie solaire a été adopté par un certain nombre d’entreprises qui ont conclu des conventions avec l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (Anme). Elles ont pu produire de l’énergie électrique pour leurs propres besoins et vendre le surplus à la Steg pour alimenter son réseau national.

L’Etat, a souligné l’orateur, continue à subventionner les hydrocarbures mais il convient de réduire le déficit énergétique et maîtriser la consommation de l’énergie, en vue de baisser le volume de la subvention du gouvernement pour ces produits. L’Etat avait opté pour la régulation automatique du prix des hydrocarbures en fonction des cours pratiqués sur le marché international avec, le plus souvent, des révisions à la hausse.

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