Tous les efforts ont été déployés pour que Hammamet se dote de son festival international. Le partenariat public-privé opère, l’implication du ministère du Tourisme est essentielle… Les compétences et le savoir-faire sont mis au service du projet avec une belle équipe rodée. Reste maintenant à s’occuper de l’infrastructure pour que Hammamet ait de belles salles de cinéma.

La thématique est dans l’air du temps et nous ne sommes pas les pionniers du concept. Allier culture et tourisme fut depuis très longtemps un désir exprimé par plus d’un projet mené par les professionnels qui savent pertinemment à quel point la culture peut être une locomotive pour le développement et génératrice de ressources.

Jamais ou plutôt rares sont les implications des responsables du tourisme tunisiens et ses différents protagonistes à avoir fait le pas dans ce sens. Pourtant, au niveau des discours sur les vertus de la culture et des arts, on ne tarit pas d’éloges.

Hammamet, une destination touristique et balnéaire fleuron du tourisme tunisien, a enfin son festival international de cinéma, à l’image d’autres villes dont la notoriété s’est vu très vite restaurée grâce à l’apport des arts et surtout du cinéma. Cet art populaire qui attire et attise les passions.

Nous sommes loin du concept premier des JCC qui prône la cinéphilie et bannit le bling-bling, voilà qu’est né, avec le concours d’un partenariat public-privé, un festival en plein dans la promotion du pays. Le cinéma, cette magnifique vitrine pour les plus belles destinations.

Le Miff Master international film festival n’est pas non plus vidé de son contenu cinématographique, il garde tout de même le cap sur la qualité, vise une organisation pointilleuse, et s’offre le plaisir de briller au début de cette saison estivale.

Hier soir, à l’entrée de la Médina de Yasmine Hammamet, le tapis rouge s’est déroulé pour les artistes et les invités venus pour le lever de rideau de cette première édition, édition pilote mais pas amateur. La dynamique que le festival crée a un impact direct sur l’écosystème, les boutiques sont ouvertes, cafés et restaurants, une activité particulière se laisse sentir. Hammamet accueille les artistes, propose une belle sélection de films, des master-classes, un colloque, un jury prestigieux et des invités de marque.

Fawez Ben Temessek était un maître de cérémonie tout en élégance. Lors de cette soirée, un hommage a été rendu à Raouf Ben Amor, figure incontournable du cinéma tunisien et du monde de la culture et des arts, et à la comédienne égyptienne Leila Alaoui, venue spécialement soutenir le lancement de ce nouveau festival.

Le Miff c’est pas moins de 65 films, 21 pays participants, 30 films en compétition officielle, répartis sur 3 catégories de compétitions internationales pour un festival-forum dans lequel les dialogues entre nations et cultures peuvent se faire autour du cinéma dans le monde.

Le choix du comité organisateur, dirigé par le cinéaste Mokhtar Ladjimi, s’est porté sur 2 films pour l’ouverture de cette 1ère édition du «Master International Film Festival».

« Cendres », court-métrage de Lewis Martin Soucy et Mehdi Ajroudi, et le long-métrage « Sous le ciel d’Alice » de la réalisatrice Chloé Mazlo.

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