Samia Mbarek est de cette jeune génération d’entrepreneurs qui n’hésitent  pas à affronter la jungle du digital. Avec néanmoins un atout majeur : le produit qu’elle a choisi de promouvoir lui permet de garder les pieds sur terre et le contact avec la réalité. Car c’est aux métiers manuels qu’elle consacre son énergie, son savoir- faire, ses réseaux et ses initiatives.Samia Mbarek a, en effet, créé une plateforme pour promouvoir l’artisanat et le design d’excellence tunisiens, leur offrir débouchés, marchés, partenariats et ouvertures.Nous l’avons rencontrée au cours de la deuxième édition de Unik Chic, un projet qu’elle porte à bout de bras 

Pouvez-vous retracer pour nous votre parcours ?

J’appartiens à une famille d’entrepreneurs, mais je rêvais de luxe, de mode et de design. Et si j’ai obtenu un baccalauréat de mathématiques, bon sang ne sachant mentir, je me suis tout de même orientée vers une formation de design d’accessoires, puis de design de mode.

Une série de stages, puis plusieurs expériences m’ont permis d’approfondir mon apprentissage dans plusieurs domaines de la mode : bijoux, maillots, vêtements. Par la suite, j’ai travaillé en tant que consultante indépendante pour plusieurs marques, ce qui m’a permis de créer, avec ma sœur, un bureau de style opérant sur toute l’Afrique.Mais mon ADN d’entrepreneur me taquinait et j’étais attirée par l’univers passionnant du digital. Je voulais réussir à aider des créateurs qui n’en avaient  pas les moyens à structurer leurs marques et à vendre en ligne. C’est ainsi que j’ai intégré l’incubateur Biatlabs pour développer mon projet et créer Unik Chic, plateforme de vente en ligne.

En fait, vous venez d’un univers tout à fait différent ?

Pas vraiment, ayant, comme je vous l’ai dit, toujours été intéressée par la mode. Ma mère est une passionnée de couture. Elle collectionne les tissus depuis des années et a toujours conçu et cousu des modèles pour elle

Votre appréhension des choses est totalement innovante. Pouvez- vous nous expliquer votre approche ?

Quand j’ai lancé ma marque, j’ai rencontré de nombreux obstacles, ne trouvant personne qui pourrait m’aider à structurer mon produit, le développer et transformer une marque en entreprise. D’où  la naissance d’Unik Chic avec un but : transformer les créateurs en entrepreneurs et leur donner de la visibilité.

Comment sélectionnez-vous les créateurs et quel plus leur offrez-vous ?

En ce qui concerne les créateurs, nous avons des critères stricts : parcours du fondateur, identité de la marque, qualité du produit, noblesse des matériaux, positionnement, car pour ambitionner  exporter, il faut répondre à certains standards. Nous leur offrons de la visibilité, l’accès au marché, l’accès à l’accompagnement et l’accès à nos partenaires industriels et financiers. D’où l’évènement que nous avons organisé : « Fashionmeets finance » afin de créer des synergies entre l’écosystème de la mode et celui de la finance.

Vous êtes installée en Suisse. Cela laisse- t- il prévoir une vente sur le marché étranger ?

Nous avons déjà réalisé quelques ventes sur le marché européen. J’ai exposé des créateurs tunisiens dans l’un des plus grands magasins en Suisse : « Globus Genève ». Et là, je suis en train de préparer le lancement officiel sur le marché européen

Summer Breeze était votre seconde édition. En prévoyez- vous une troisieme ? Et quels sont vos projets immédiats ?

Nous avons organisé Summer Breeze pour la première fois en 2021,à Dar el Jeld, et nous souhaitons en faire un évènement pérenne, tout en innovant, bien sûr

Et nous préparons notre développement à l’international.

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