Sans trop forcer, mais réussissant à neutraliser le jeu de l’adversaire, l’équipe de Tunisie a négocié intelligemment la finale devant le pays hôte.

Stade Panasonic Suita. La Tunisie bat le Japon : 3-0. (0-0  à la mi-temps). Buts de Mohamed Ali Ben Romdhane (55’, s.p), Ferjani Sassi (76’) et Issam Jebali (90’+3). Arbitre central : l’Emirati Ahmed Eisa Mohamed Darwish. Arbitre (VAR) : l’Australien Kurt Ams.
Japon : Shmidt, Nagatomo (Yamane 82’), Ikatura, Yoshida, H. Ito, Asano (Furuhashi 60’), Endo, Haraguchi (Tanaka 46’), J. Ito (Doan 71’), Kamada (Mitoma 60’), et Minamino (Kubo 71’).
Tunisie : Dahmen, Dräger (Bellamine 90’+4), Ifa, Talbi, Abdi, Laïdouni, Sassi, Ben Romdhane (Mejbri 77’), Ben Slimane (Belarbi 90’+4), Khénissi (Jebali 77’) et Msakni (Kaïb 85’).

Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne. Tunisiens et Japonais l’ont abordée de la sorte, hier, en prenant le temps de tâter le terrain avant de se lancer progressivement dans le match, à la différence que les nôtres ont su neutraliser le jeu de l’adversaire tout au long de la rencontre.

Pour y parvenir, il fallait attendre avant de se lancer dans le bain. On n’a eu rien à se mettre sous la dent durant les vingt premières minutes du match. Des deux côtés, les défenses, sur leurs gardes, ont empêché les attaquants de s’exprimer pleinement sur le terrain. Par ailleurs, les premières tentatives n’ont pas été convaincantes, à l’image de la première occasion du match, signée Dräger qui, suite à un corner, a repris largement au-dessus de la transversale (23’). Cinq minutes plus tard, le coup franc de Minamino, à l’approche de la zone des 16 mètres, a été dégagé sans difficulté par la défense tunisienne et la tentative de l’un de ses équipiers de reprendre le ballon n’a pas été fructueuse (28’).

Et ce n’est que vers la fin de la période initiale que le match allait enfin s’emballer. Les Japonais se sont montrés particulièrement dangereux sur le couloir droit, notamment par le biais de Junya Ito qui se faufila sur ce côté avant de centrer sur un plateau pour Kamada, mais ce dernier qui n’était pas bien sur ses appuis, reprit légèrement à côté gauche des filets de Dahmen (35’). La réplique tunisienne ne s’est pas fait attendre. Une minute plus tard et suite à un corner, Laïdouni reprit de la tête, mais le gardien adverse finit par intercepter le ballon (36’). La première mi-temps s’est finalement terminée sur un nul vierge.

La force tranquille !

Le mérite des nôtres est d’avoir neutralisé leur adversaire durant cette période initiale, ce qui l’a empêché de débloquer la situation. En deuxième mi-temps, nos joueurs ont fait beaucoup mieux. Non seulement ils ont continué à neutraliser le jeu de leur hôte, ils ont choisi le bon timing pour donner une autre tournure au match. On jouait la 55’ quand Yassine Khénissi obligea Yoshida à commettre l’irréparable et obtint un penalty, magistralement transformé par Mohamed Ali Ben Romdhane (55’).

Débloquer la situation après seulement dix minutes de l’entame de la deuxième mi-temps était le moment idéal. A partir de cet instant, c’est un autre match qui commença. La Tunisie allait imposer son rythme de jeu à son hôte qui, malgré les changements opérés, n’a pu déverrouiller une défense tunisienne solide et bien en jambes. Ce n’était pas le cas de la défense japonaise. En effet, en jouant le tout pour le tout, les Japonais ont fait moins attention derrière. Youssef Msakni en a profité pour tromper la vigilance de l’arrière-garde adverse en dribblant deux défenseurs avant de centrer sur un plateau pour Ferjani Sassi qui n’avait qu’à compléter le travail avec un joli tir puissant qui a laissé le portier nippon sans réaction (76’).

Et ce n’est pas fini. Jusqu’aux derniers retranchements, nos joueurs n’ont laissé aucune chance à leur adversaire de revenir dans le match, triplant la mise dans le temps additionnel par le biais d’Issam Jebali qui, en accélérant, a fait tomber un premier défenseur, dribblé un deuxième, avant d’adresser un tir cadré et puissant (90’+3).

Au final, la Tunisie a remporté haut la main le Tournoi Kirin Cup face au pays hôte. Et ce n’est pas rien. Bravo les gars !

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