Une source relevant de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) a confirmé à La Presse que «la grève n’affectera pas la navigabilité et les avions continueront à voler avec un effectif réduit au niveau des aéroports. Il en est de même pour les ports de Tunis qui ne seront pas totalement à l’arrêt et assureront les services de la marine marchande».

Une grève au timing bien étudié par la centrale syndicale coûtera très cher à un pays en pleine crise sur tous les plans. Les prémices d’une excellente saison touristique sont aujourd’hui sous le couperet de ce débrayage qui touchera l’un des secteurs-clés de l’économie, en l’occurrence celui du transport au niveau des ports maritimes et des aéroports.

Selon un communiqué publié par la Fédération générale du transport relevant de l’Ugtt, les agents de la Société de transport de Tunis (Transtu) et les sociétés publiques de transport terrestre observeront une grève à compter du 15 juin à minuit jusqu’au 16 juin à minuit.

Les agents de l’Office national de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), Tunisair, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN), l’Institut national de météorologie et l’Agence technique de transport terrestre sont aussi concernés par cette grève.

Contactée à cet effet, une source relevant de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) a confirmé que cette grève n’affectera pas la navigabilité et les avions continueront à voler avec un effectif réduit au niveau des aéroports.

Il en est de même pour les ports de Tunis qui ne seront pas totalement à l’arrêt et assureront les services de la marine marchande.

Les services essentiels sont donc aussi maintenus au niveau des ports d’après une source relevant de l’Office de la marine marchande et des ports (Ommp) mais avec un effectif réduit.

A défaut de consensus et en l’absence de compromis, gouvernement et Ugtt risquent de s’attirer le courroux du peuple le jour de la grève. Un affrontement  inutile qui dénote le refus au dialogue, d’un côté comme de l’autre, et qui donne une bien piètre image du pays aux bailleurs de fonds. La centrale syndicale a annoncé avoir décrété une grève générale dans 159 institutions publiques pour une durée de 24 heures à partir de ce jeudi 16 juin en vue de  la mise en œuvre de ses revendications, dont l’annulation de la circulaire n°20 du 9 décembre 2021 et de la contribution sociale de solidarité de 1%, la finalisation des négociations concernant les agents du secteur public, l’exclusion de la privatisation des institutions et enfin la mise en application des accords conclus précédemment avec le gouvernement.

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