Adel Sellimi aura forcément recours à la même recette, soit imposer un pressing tout-terrain qui permette de bousculer d’entrée une EST à laquelle on ne doit pas laisser le champ libre, sous peine de sanction immédiate.


Plus que jamais, cette année, les Clubistes se sont rapprochés du niveau des «Sang et Or», plus que moyens dans le contenu. Pour autant, lors de la manche aller du play-off, le CA a outrageusement dominé mais n’a pas gagné. Saura-t-il en l’état retenir la leçon et mieux négocier le derby de cet après-midi ? Forcément, les fans clubistes ont de bonnes raisons d’espérer, même si l’adversaire évoluera devant un public tout acquis à sa cause. Au-delà du classement, entre le leader et le CA qui le talonne à quatre longueurs, pour forcer leur destin, les hommes de Adel Sellimi doivent nécessairement fouler la pelouse de Radès avec un état d’esprit de guerriers.

Ce faisant, avec cinq succès de rang, toutes compétitions confondues, les Clubistes sont certes dans une dynamique de victoire. Mais si les jeunes, pour la plupart du cru, brillent ces derniers temps, (les Taoufik Cherifi, Skander Laabidi, Aziz Guesmi, Yassine Dridi, Chiheb Laabidi, Adem Garreb, Hamdi Laabidi et autre Youssef Snana), à leur tour, les cadres doivent quant à eux s’affirmer davantage et s’impliquer encore plus. Là, à l’exception de Zouheir Dhaouadi, et à un degré moindre Ghandri et Azouni, on pense à Ghazi Abderazek, Bedoui et Chamakhi, alors qu’Amadou Sabo et Chiheb Lâabidi peuvent mieux faire.

Le tempérament de guerrier doit ressortir

Aujourd’hui donc, le CA s’attaque au leader «Sang et Or» avec l’espoir de mener sa barque à bon port, fût-il devant un public «hostile» et contre un adversaire qui caracole et vise légitimement le titre. Ainsi, immanquablement, pour toucher au but, Adel Sellimi aura forcément recours à la même recette, soit imposer un pressing tout-terrain qui permette de bousculer d’entrée une EST à laquelle ne doit pas laisser le champ libre, sous peine de sanction immédiate. Bref, quitte à nous répéter, même dans l’adversité, c’est le tempérament de guerrier qui doit ressortir car la meilleure défense, c’est l’attaque, surtout à ce niveau.

Sur ce, nous l’avons noté depuis l’intronisation de Adel Sellimi : si l’équipe accuse tantôt un retard à l’allumage, quand elle carbure, tel un diesel, le danger vient de partout, et le CA arrive en fin de compte à renverser n’importe quelle situation, même si, globalement, le staff technique a encore du mal à mettre en place un système cohérent. Dans l’aspect tactique donc, pour dominer davantage, contenir, presser et pousser à la faute, les milieux doivent compenser davantage dans le contre-effort et les attaquants devraient éviter de jouer dos au but.

Aussi, comme dit le dicton «pour mener la guerre, il vous faut un leader ». Là, Zouheir Dhaouadi se pose bel et bien en capitaine d’un bataillon de Clubistes prêts à bousculer l’ordre établi. Comme remarqué depuis quelques semaines, à force de métier, l’ailier offensif enchaîne les performances intelligentes, se montrant capable de distribuer des caviars et d’être même à la finition aussi. Bref, cette saison, Dhaouadi retrouve sa régularité à défaut d’être au sommet de son art. Globalement, ce CA-là rassure, ces derniers temps.

Ce qui pousse à voir éventuellement un choc bien plus serré que d’habitude face à une Espérance qui reçoit à guichets fermés ! Gageons donc que le CA saura faire honneur à son statut, et pourquoi pas redistribuer les cartes en fin de compte. Là, on pourra enfin dire que le suspense reste entier.

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