La dépression est la maladie du siècle. C’est une maladie terrible, conséquente et navrante. Elle bloque l’esprit, touche le mental et trouble l’humeur.

La dépression est bien répandue en milieu urbain, dans les grandes agglomérations où les gens vivent en masses hétérogènes… Les individus sont constamment soumis à de multiples contraintes, comme les bousculades, la promiscuité, le transport, les embouteillages, le boulot… qui, à la longue, agissent négativement sur le système nerveux.

Le calvaire

D’après une récente étude faite par d’éminents psychologues, sociologues et psychiatres, tous les habitants des grandes villes et capitales sont allergiques à la dépression, car ils mènent une vie combattante, contraignante, nourrie par une routine insoutenable, pour ne pas dire une hantise quotidienne suscitée par la hâte, la précipitation, l’envie de tout faire à la fois. Ces gens courent constamment derrière le métro, derrière le bus, le train, les taxis…

Au volant, ils sont souvent prisonniers des goulots d’étranglement et d’embouteillage dans les carrefours et avenues à grande circulation.

Ils sont tout le temps pris au piège… En réalité, ils sont tous victimes d’un mode de vie aliénant privilégiant l’individualisme, la course effrénée vers la réussite et la consommation à outrance. Ces habitants des grandes villes et capitales modernes, qui se comptent par des millions, sont souvent stressés, aliénés, pris entre deux feux… D’éternels insatisfaits… Ils logent dans des immeubles à plusieurs étages, cloîtrés entre des murs en béton et se privent en permanence de la beauté de la nature.

Une vie dénaturalisée

Les citadins se lamentent constamment d’être dénaturés, mais ne rechignent pas de chauffer leur logement en hiver par divers modes de chauffage, électrique, hydrique, central, et à utiliser la climatisation en été… et c’est ainsi qu’ils s’éloignent d’une façon démesurée de la nature.

Tout produit naturel est sûrement remplacé par un artificiel, qui est une pure invention de l’homme.

Les habitants des grandes villes se sentent prisonniers de cette vie, qui est à la fois confortable et dénaturalisée. A trop courir derrière le confort matériel, ils s’éloignent de plus en plus d’un mode de vie sain et respectueux de leur santé et de l’environnement, et sombrent rapidement dans la déprime sous l’effet du stress et des contraintes du quotidien.

Animaux de compagnie : un bonheur au quotidien

D’après les études des psychologues et des sociologues, statistiques à l’appui, seuls les habitants des grandes agglomérations qui ont un hobby pour les animaux domestiques et pour les plantes échappent à cette déprime. L’animal, ainsi que la verdure demeurent le lien affectif entre l’être humain et son véritable milieu naturel.

Admirer le chant d’un rossignol en pleine forêt, écouter tendrement le chant d’un canari, caresser un chat ronronnant ou s’adonner au jardinage ne font qu’adoucir l’humeur.

Le dressage et l’adoption des animaux domestiques ont un impact positif sur le système nerveux.

Samir fait partie de ces citadins qui sont heureux d’élever dans leur appartement au centre-ville quelques canaris chanteurs. Son violon d’Ingres pour ses oiseaux est considéré comme une véritable échappatoire à la routine embarrassante subie tout au long de la journée; lui qui passe tout son temps entre les préoccupations de sa famille et les contraintes du transport et du travail.

Comme Samir, Hédi voue un amour démesuré pour les chiens et ne peut se passer de son berger allemand qu’il considère comme son ami: «Passer du temps en compagnie de  mon berger Dik, faire de la marche avec lui, le nourrir, tout cela, me procure un sentiment de bien-être et de bonheur et me fait oublier tous mes soucis». L’amour des animaux, des oiseaux, la passion du jardinage et l’arrosage des plantes procurent chez le citadin un sentiment de fierté et de détente, et un désir de s’attacher aux sources. L’amour inconditionné des bêtes de compagnie et le lien indéfectible qui se tisse avec ces derniers permettent à de nombreux citadins de supporter le stress et la grisaille des grandes villes

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