La Tunisie est passée par deux anni horribiles pour le tourisme à cause du Covid. En effet, durant deux saisons consécutives tous les indicateurs ont viré au rouge: des hôtels fermés, des chantiers à l’arrêt, des compagnies aériennes au bord de la faillite, des ports et des aéroports sans passagers, un personnel au chômage  et des souks avec une activité maussade.

Deux années après, la destination respire de nouveau. Les indicateurs de performance clignotent au vert.  Les recettes touristiques ont augmenté de 51%.

Maintenant que l’espoir de l’embellie plane de nouveau, il faut savoir comment maintenir la cadence haussière, comment rallumer les moteurs et retrouver le feu sacré de la relance. Comment renverser la vapeur et entrer dans un cycle plus vertueux ? Telles sont les questions à poser avec courage afin de faire sauter les derniers verrous qui plombent encore l’activité touristique. Car l’instabilité politique, le terrorisme et l’insécurité ne sont pas le seul mal qui ronge le secteur. La vérité est que de tels événements sinistres sont intervenus à un moment où la destination n’avait plus aucune résilience. De ce fait, la chute était inévitable. Pour rectifier le tir, il ne suffit pas de mener des campagnes publicitaires et de communication, au contraire il faut placer le combat au registre des réformes structurelles afin de relever plusieurs défis.

En effet, il n’y a pas à rougir, la Tunisie n’a pas su réinventer son offre. Son produit balnéaire classique n’emballe plus les visiteurs. Elle a raté le rendez-vous de la diversification, celui de la digitalisation, et n’a pas su se positionner sur le haut de gamme.

Notre destination n’épate plus, n’interpelle plus et n’évoque rien malgré ses atouts. Des atouts impossibles à mettre à profit, tant que le conservatisme administratif ligote les mains aux responsables. 

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