Le tourisme a toujours été l’une des locomotives économiques de la Tunisie ainsi qu’une source essentielle de devises pour le pays. Il a été parmi les secteurs les plus touchés par la pandémie de la Covid-19 qui tente aujourd’hui de se redresser malgré les incertitudes qui persistent. Aujourd’hui, le ministère de tutelle est appelé à assurer la transition d’une offre principalement positionnée sur le tourisme de masse vers une offre davantage tournée vers le tourisme durable et culturel en tirant profit de son large potentiel.

Après deux années difficiles, durant lesquelles la crise sanitaire a pratiquement réduit à néant l’activité touristique du pays, le secteur semble prêt à rebondir. Les opérateurs et les professionnels du secteur espèrent un retour rapide à la normale et se projettent déjà vers une nouvelle stratégie sectorielle. Au-delà des chiffres, ce sont tous les opérateurs qui ont été durement touchés au sein du secteur le plus sinistré. Agences, hôtels, restaurants, transporteurs touristiques, loueurs de véhicules ou encore guides et entreprises de loisirs, artisans : beaucoup sont en grande difficulté ou ont tout simplement mis la clé sous le paillasson, faute de recettes et de visibilité depuis deux ans.

Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat indique que la saison estivale 2022 se présente sous de très bons auspices, avec un taux moyen prévisionnel de récupération proche de celui de 2019. Pour y parvenir, ce département et ses différentes structures  ne ménagent pas leurs efforts. Durant des mois, ils ont conclu plusieurs accords internationaux pour attirer toujours plus de touristes étrangers et renforcer la présence de la destination Tunisie auprès des prescripteurs de voyages internationaux. Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers, publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques cumulées ont enregistré une hausse de 51% pour se situer au niveau de 1,1 milliard de dinars. On note également une amélioration des avoirs nets en devises qui se sont élevés à 24,2 milliards de dinars, contre 21,3 milliards de dinars, à la même date de l’année précédente. Au-delà de cette reprise, comment renforcer le tourisme pour les prochaines années ? Il faut continuer à investir dans cette grande industrie, pourvoyeuse d’emplois, de devises et de valeur ajoutée.

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