Elle fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui était partie d’une folle passion pour la palette et une admiration remarquable vouée à la planche pour se forger un nom dans ce monde merveilleux, mais dont à son grand dam, les adeptes ne se dénombrent pas.

La peinture constitue pour elle un tarmac pour voler vers le monde de l’abstrait. Elle, c’est Souhaila Hamza Ghorbel qui donne l’impression de maîtriser son sujet à travers la valse de sa palette et s’est fixée déjà sur les contours de la danse de ses pinceaux.

Dans son regard tendre, se noie une inquiétude et que ses toiles permettent d’apporter une réponse ; peut-être parce qu’en tant qu’artiste ;elle a la sensibilité à fleur de peau sous un diminutif avec lequel elle signe ses planches .

« Ma nouvelle tendance est le figuratif abstrait conjugué à un zeste de suprématisme. Je tente de conférer à la peinture une autonomie tant spirituelle que sensible par rapport au monde et  la réalité externe ».

Elle ne cesse de vivre avec cet amour juvénile : la peinture. Chaleureuse dans le ton et le propos ,elle nous précisa que toute petite ,elle passait son temps à dessiner ,à griffonner  et à bricoler .C’est le signe annonciateur et un prélude à une vocation que les années de l’université n’ont altéré  ni pâli .Ce n’est pas une sinécure pour  cerner son champ de prédilection, mais pour Souheila, tout dans son entourage peut lui servir de source d’inspiration pour l’une de ses œuvres :en sculpture ,en peinture.

Plutôt, c’est  sa propre manière de traduire ses perceptions sensorielles par un coup de palette sur une toile, un zeste de délicatesse pour modeler un morceau de métal pour  lui insuffler une âme, un aspect inattendu .Sa vision ,son imagination et ses rêves sont la trilogie qui inspire l’artiste dans ses gestes picturaux en gravure ou en peinture .En se frayant une place parmi le gotha  des chevaliers de la palette sur fond d’une participation à tous les événements ,ponctuée par des voyages en Europe pour côtoyer les ténors de cette forme d’expression .C’est une forme de rébellion contre le consommé et l’ordinaire avec ce souci majeur de créer et d’innover .

« L’objet de l’art est d’unir la matière aux formes qui, sont ce que la nature a de plus vrai, de plus beau et de plus pur » disait Joseph Joubert. C’est à partir de là que notre invitée décolle pour se démarquer à travers un nouveau créneau et un autre regard de l’art plastique « je me base sur les restes de la confection d’habits puisque ce dernier est déjà un art qui nous rend beau et met en relief les formes corpusculaires de notre corps et reflète notre personnalité avec le flegme qui lui va .Pourquoi pas ce qui en reste fait de même et devient lui  un support dans la beauté de l’art plastique ».dixit …

 

 

                                                                        

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