MAINTENANT que les dés sont jetés, que les Tunisiens et les Tunisiennes sont au courant des dispositions que contient la Constitution de la nouvelle République et que les spécialistes et experts ont disséqué, analysé et lu à volonté et à satiété ce que la Constitution 2022 prévoit pour les décennies à venir, place aux participants à la campagne référendaire, à compter d’hier, dimanche 3 juillet. 

Ces derniers, sélectionnés par l’Instance indépendante supérieure des élections (Isie) parmi ceux qui se mobiliseront pour appeler à voter oui et ceux qui choisiront d’exhorter les Tunisiens à rejeter le texte de la Constitution, auront près de 21 jours pour faire tout ce qui leur est possible dans l’objectif d’amener les électeurs à opter pour le choix qu’ils vont défendre.

Faut-il rappeler qu’ils ont été 24 partis politiques, six organisations nationales dont l’Ugtt, à avoir choisi de participer à la campagne référendaire, outre les associations de tous bords, pas uniquement celles connues pour être spécialisées dans les élections ainsi que des dizaines de personnalités qui ont choisi de s’inviter, à titre personnel, à ce débat tant attendu sur la Constitution 2022, débat qui sortira, cette fois, des plateaux et TV et studios radio pour s’installer dans la rue et interpeller des milliers de Tunisiens encore intéressés par ce qui se passe sur la scène politique ou désireux de s’informer et de comprendre ce que la nouvelle Constitution leur propose avant de dire leur mot, le 25 juillet, soit en votant oui ou en disant non au texte de la Constitution.

Il reste, cependant, à relever qu’en dépit des déclarations et des contre-déclarations ainsi que des indiscrétions révélées au compte-gouttes par les différents membres de l’Isie à propos du sort qui sera réservé à ceux qui veulent faire campagne pour appeler au boycott du référendum, on ne sait pas encore s’ils vont être autorisés à parler ou s’ils seront interdits de s’activer comme certains l’ont laissé entendre, même si le décret présidentiel sur la campagne référendaire n’a rien prévu concernant cette problématique.

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