Outre l’aspect social et culturel que revêt la formation, son volet initiatique est plus qu’intéressant, dans l’objectif notamment de faire des apprenants des candidats à des postes d’emploi importants et les rendre plus compétitifs et sollicités dans la sphère économique où le besoin de nos compétences hautement qualifiées se fait de plus en plus sentir.

Le dispositif de la formation professionnelle vient de faire le bilan de l’année: la 43e édition du festival national culturel et sportif en l’honneur des stagiaires issus de tous les centres sectoriels de l’Atfp et un 1er salon dédié aux jeunes diplômés, afin d’en savoir plus sur les offres et les opportunités du secteur. Celles qu’il fournit, en termes de filières et spécialités censées être le tremplin pour l’emploi.

Plusieurs activités et événements ont mis le secteur en vedette, attirant l’attention sur sa capacité à polariser les postulants et les inscrire dans un cursus d’apprentissage initial et professionnel. Ceci étant, il est de nature à les préparer à la vie active, soit au moyen du recrutement, soit à travers l’installation à leur propre compte. Outre l’aspect social et culturel que revêt la formation, son volet initiatique est plus qu’intéressant, dans l’objectif de faire des apprenants des candidats à des postes d’emploi importants et les rendre plus compétitifs et sollicités dans la sphère économique, où le besoin de nos compétences hautement qualifiées se fait de plus en plus sentir.

Et pourtant, il y a toujours un hiatus entre l’offre et la demande. Ce déséquilibre s’explique le plus souvent par un désintéressement juvénile, mais aussi par une certaine réticence à s’investir dans la formation, jadis considérée comme la cinquième roue du carrosse. Une telle perception si vieille et péjorative n’a pas été sans impact sur le rendement du secteur et la qualité de ses diplômés.

Toutefois, ce fut, alors, l’image écornée du dispositif qui avait ainsi nourri ces clichés stéréotypés tant au niveau du fond que de la forme. Autrefois, on le qualifiait d’inutile et d’infructueux. Voire sans avenir. L’Etat était, aussi, fort impliqué dans une politique de façade, jetant de la poudre aux yeux. Aucune stratégie de promotion effective à cet égard ni un projet de révision qui tienne compte des tendances professionnelles dictées par le nouvel ordre économique national et mondial. Il faut dire que les spécialités enseignées devraient répondre au mieux aux besoins du marché du travail. Au fil du temps, la formation était bel et bien une solution. Une voie de réussite et non pas d’échec comme l’on croyait auparavant, du fait de son bilan peu reluisant. Mais, avec l’association des partenaires économiques à la conception du contenu de base, la formation avait, quand même, marqué des points. Certes, elle a du mal à se repositionner, finissant par devenir, aujourd’hui, un choix à souhait.

Joindre l’utile à l’agréable

D’ailleurs, le salon de la formation, le premier déjà, qui a eu lieu du 24 au 26 de ce mois au parc des expositions du Kram à Tunis, rentre dans la logique de sa valorisation, et puis la nouvelle image que le secteur cherche à promouvoir. Une sorte de communication visuelle et de marketing du marché basé sur les avantages liés au secteur et les perspectives professionnelles qu’il ouvre à ses jeunes stagiaires. Aussi, cette première édition constitutive a été placée sous le signe « la formation pour bâtir l’avenir ». Cet avenir, qui doit être, a priori,  conjugué au présent, ne saura voir le jour qu’avec des mécanismes exécutifs animés par une volonté politique dynamique et proactive. Ce qui n’est pas le cas, du fait de la discontinuité de l’Etat. Car tout projet de réforme doit s’inscrire dans la durée. Quitte à verser dans la précipitation ou la temporalité.

Cet événement n’est guère indépendant de son précédent, le festival culturel et sportif de la formation professionnelle tenu dernièrement au Kef. Il se veut une tradition qui figure annuellement à l’ordre du jour de l’Atfp. Car, l’animation de la vie des centres est un aussi un complément de formation. Joindre l’utile à l’agréable, autant dire.

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