Après une saison mouvementée et tumultueuse et avec plus d’un dossier brûlant sur la table, Wadie Jary est  devant l’obligation de trouver des solutions miracles pour faire baisser la tension  et chercher l’apaisement.

Les clubs professionnels se sont accordé trois semaines de vacances après une saison chargée et éprouvante. Le Bureau fédéral, lui, a du pain sur la planche. Il lui faut préparer dès maintenant la « rentrée sportive » de la saison 2022/ 2023, décider de la formule du championnat ( poule unique ou deux poules ), arrêter le calendrier général, envoyer la note circulaire habituelle  définissant les dates limites de dépôt des dossiers d’engagement des clubs et d’entrée en vigueur des deux périodes d’enregistrement et de transferts et rappeler certains règlements- clés qui régissent les compétitions. Mais cet été s’annonce très chaud  pour le Bureau fédéral et pour un Wadie Jary plus que jamais,  pour diverses raisons, sur des charbons ardents. Le Croissant Sportif Chebbien, avec lequel le bras de fer juridique continue, ne le lâche pas d’une semelle et a interjeté en urgence un pourvoi en cassation  devant le Tibunal arbitral du sport ( TAS ) contre la décision prise en première instance et confirmée en appel de rejeter sa demande de gain sur le tapis de son match contre le CA. Rejet qui lui a valu d’être ainsi écarté de la phase de rachat qu’était le Play- Out et relégué d’office en Ligue 2. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, cette même phase de survie en Ligue 1, jouée sans le CSChebba, a connu une dernière journée houleuse avec l’affaire non encore élucidée de matches suspects  qui a porté un coup sérieux et fort préjudiciable à la crédibilité de cette phase jouée à l’abri des caméras de télés et sans l’œil du VAR. Un ras-le bol allé jusqu’à la rébellion et au refus d’obtempérer à une décision des plus curieuses de la Commission de discipline et de fair-play  de faire jouer un match barrage entre l’Espoir Sportif de Hammam Sousse et l’Espoir Sportif de Métlaoui dans l’espoir de classer sans dégâts importants ce sombre dossier. Le Bureau fédéral  a trouvé refuge dans une saisine d’office de l’affaire, reportant la prise de décision après le verdict de la Commission nationale d’appel dont il attend «une porte de sortie honorable» de cette impasse.

Quel scénario pour la délivrance ?

Mais tout le monde est convaincu qu’il n’ y a pas trente six solutions car même l’hypothèse de faire rejouer toute la phase du Play-Out a déjà fait l’objet d’un rejet catégorique  par les quatre « belligérants », l’OB, l’ESHS, l’ESM et l’ESZ. Chacune de ces équipes a le même raisonnement et tient le même discours : si je suis reléguée et passée à la trappe, c’est parce que les autres équipes n’ont pas joué proprement le jeu et n’ont pas respecté l’éthique sportive.  Et puis il y aura le verdict tant attendu du TAS dans l’affaire Chebba qui pourrait tout chambouler et brouiller toutes les cartes. Devant ce tas de points d’interrogations et de zones d’ombre, la solution la plus sage serait que la FTF et le Club Africain acceptent l’accélération des procédures et le calendrier proposé par le TAS pour plancher et se prononcer rapidement sur l’affaire, soit dès le 22 juillet. Entretemps, la FTF convoquerait une assemblée générale dans les délais pour anticiper un vote sur un projet de sortie de cette crise, après avoir eu connaissance du verdict du TAS. Ce serait moins glorieux mais ce serait, dans tous les cas, mieux qu’un passage en force provocateur qui sera perçu comme une fuite en avant. Les scénarios pour une bonne sortie de crise sans trop de dégâts à essuyer ne sont pas donc nombreux. Le plus pressenti serait l’option à nouveau pour un championnat d’exception à 18 clubs, avec deux poules de neuf équipes. Les trois équipes qui terminent première, deuxième et troisième des deux poules joueront la phase Play-Off avec matches aller- retour télévisés en présence du VAR pour assurer leur bon déroulement. Les équipes classées 7e, 8e et 9e de chaque poule sont reléguées d’office en Ligue 2. On retournera ainsi dès la saison 2023/ 2024 à un championnat normal avec 14 clubs. Seule une assemblée générale peut valider une telle solution qui devra être inscrite à son ordre du jour.

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