• Les voyageurs dénoncent l’absence de communication de la part de la compagnie nationale
• Le transporteur national est dans l’obligation de revoir sa stratégie de communication et d’accompagnement des voyageurs
• Le ministère du Transport examine sérieusement la possibilité de louer des avions pour assurer les vols programmés dans les prochains jours

l’absence pure et  simple d’information de la part de la compagnie Tunisair à l’endroit des voyageurs qu’elle transporte quand elle passe par des moments difficiles ou des situations imprévisibles.

De nouveau, il s’est avéré, à l’occasion de la crise relative à la situation des voyageurs tunisiens bloqués dans plusieurs aéroports étrangers, que le grand problème de la compagnie nationale est et restera l’information, la bonne information et à temps pour que les voyageurs s’épargnent ce calvaire (celui de rester des heures, voire des jours, cloués à l’aéroport sans savoir si leur avion va décoller ou non) qu’on peut facilement éviter.

Mais à condition de tenir les voyageurs (les clients) informés des raisons pour lesquelles leur avion ne décolle pas à temps et de leur expliquer comment ils doivent se comporter en attendant que la crise des pièces détachées manquantes soit résolue, sans oublier aussi et notamment de prendre, en faveur de ces voyageurs, les mesures de réparation qui s’imposent en de pareilles circonstances.

Et même si le Président de la République Kaïs Saïed s’est intéressé, en recevant le ministre du Transport Rabii Majidi, au dossier des passagers de Tunisair coincés à l’étranger suite à des ratés dans la maintenance et l’approvisionnement en pièces de rechange et avait exigé qu’on trouve une solution urgente aux problèmes des clients de la compagnie en souffrance au cours du week-end dernier, il faut reconnaître qu’il reste beaucoup à faire du côté de la compagnie Tunisair afin qu’elle puisse retrouver son éclat d’auparavant, l’aura et le prestige dont elle bénéficiait jusqu’à une époque récente auprès de ses clients tunisiens et étrangers et recouvrer — et c’est l’aspect le plus important — le capital confiance qu’elle inspirait à ses clients.

Le ministre du Transport, qui n’est pas à son premier examen avec les problèmes du secteur du transport, qu’il soit routier ou aérien, fait, en réalité, ce qui est en son pouvoir. C’est-à-dire créer une cellule de crise qu’il préside lui même, une cellule «chargée, comme le précise le communiqué du département en date du dimanche 3 juillet, de suivre l’activité de l’aéroport et le développement de la situation des perturbations des vols de la compagnie nationale».

Et même si le communiqué du ministère ne comporte l’annonce d’aucune mesure concrète, l’on est en mesure, voire dans l’obligation de signaler que le même communiqué renferme une donnée d’une importance capitale: le ministre recommande, en effet, d’accorder l’importance nécessaire à l’accompagnement et à la communication avec les voyageurs à l’intérieur et à l’extérieur indépendamment des circonstances.

Ainsi, est-on en mesure de dire qu’au ministère, en attendant que la compagnie suive, on est convaincu qu’il faut changer les stratégies en matière d’accompagnement et de communication avec les voyageurs (au cas où ces stratégies existeraient déjà ou les créer, en cas de besoin) et aussi agir le plus rapidement possible en vue de trouver «dans les plus brefs délais une solution aux problèmes des Tunisiens bloqués à l’étranger».

Et la mobilisation pourrait porter, dans les prochains jours, ses fruits puisque l’on apprend que le ministre du Transport examine sérieusement «la possibilité de louer des avions pour assurer les vols programmés pour les prochains jours».

Il est à préciser que Tunisair a annoncé que tout devait retourner à la normale, hier, lundi 4 juillet.

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