Soleil à foison, éclaboussures de couleurs, effluves parfumés de la Méditerranée, une mer azur, des plages sablonneuses, des sites antiques qui respirent histoire, des parcs pour se divertir à longueur de journée de mille et une manières différentes car s’il fait toujours chaud le jour, il fait show le soir en Tunisie grâce au retour des festivals après deux années d’interruption à cause de la pandémie de Covid.

Les amateurs de sorties vespérales et culturelles n’auront que l’embarras du choix pendant cet été grâce à la reprise des festivals, entre une multitude d’activités et de genres culturels. Qu’importe la canicule du jour, une brise nocturne ponctuée de notes, de tempos et de rythmes fera vibrer les festivaliers au gré de milliers de décibels qui feront monter la sauce jusqu’à une heure tardive de la soirée.

Les cœurs battront au gré des  rythmes et le public déambulera dans une ivresse mélodieuse. Des moments d’émotion et des introspections par le biais du chant, du théâtre, de la danse et d’autres formes ludiques, sont à vivre absolument dans ces décors antiques d’une grande intensité historique ou verdoyants, qui plongent le public dans des moments de contemplation profonde.

Parions que malgré un mercure à la hausse, la brise artistique nocturne ne refroidira pas les ardeurs des spectateurs qu’un enthousiasme certain réchauffe assez bien pour les pousser sur le chemin des lieux qui accueilleront ces  manifestations culturelles.

A cet effet, si la sélection dans la programmation de la 56e édition du Festival international de Hammamet a été guidée par une option de qualité qui renoue avec les fondements et les nobles messages de ce festival, celle de Carthage aspire à continuer sur la même lancée que ces éditions précédentes et au cours de laquelle on a essayé de redonner à ce festival son éclat, de lui faire retrouver sa gloire et de se fixer la qualité et l’ouverture sur de nouveaux horizons  comme label, et ce, eu égard à son histoire prestigieuse et son passé glorieux.

A cet effet, le programme de cette année comportera plusieurs soirées qui seront meublées par des groupes ou artistes qui s’imposent par leur talent sur la scène nationale et internationale.

Dans le même sillage de cette tradition de lancement et de découverte, cette édition a fait la part belle aux créateurs de la génération actuelle et aux nouvelles formes d’expression artistiques et culturelles et en soutenant la création de quelques œuvres.

La «tunisianité» de ces festivals se manifeste aussi à travers une programmation qui comporte un grand nombre de spectacles tunisiens par rapport à celle des têtes d’affiche internationales. Il n’empêche que les festivals restent ouverts à leur environnement maghrébin, méditerranéen et international avec des spectacles et concerts de haute facture.

La nouveauté réside aussi dans le fait que ces festivals s’ouvrent sur de nouveaux horizons qui ont été finement concoctés avec des spectacles tunisiens ou en coproduction avec des Tunisiens et des spectacles étrangers qui sont également prévus. De ce fait, les festivals d’été assument aussi leur rôle de responsabilité sociétale en collaborant avec les acteurs de la société civile et en partant à l’assaut de nouveaux espaces et de nouveaux publics issus des régions intérieures du pays. Ainsi les jeunes de ces gouvernorats découvriront-ils les lieux magiques qui accueillent ces festivals et vivront-ils pleinement les concerts qui y seront donnés.

Par ailleurs, la programmation de ces festivals d’été comporte des moments forts avec des artistes qui se produisent pour la première fois en Tunisie avec des concerts exclusifs à Carthage, à El Jem, et à Hammamet, à l’instar du concert «Mahmoud, Marcel et Moi» de Marcel Khalifé et Bachar Mar-Khalifé (Hammamet), du concert de Wael Jassar (Hammamet) ou du spectacle  «Hammamet chante Adnen Chaouachi» ou ceux de «ZAZ» (Carthage), de «Ckay» (Carthage) et «Shereen Abdelawheb» (Carthage).

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