Dans ce concert inédit, une sélection de chansons éternelles tunisiennes, finement réarrangées par le maestro Abderrahmen Ayadi, seront interprétées par une constellation de stars de la chanson tunisienne, représentant trois génération d’artistes et réunies pour la première fois sur scène.


Ce concert est une nouvelle tradition que le Festival international de Carthage veut ancrer pour rendre hommage aux artistes tunisiens dépositaires d’un legs musical important et qui ont contribué à faire rayonner la chanson tunisienne.  Chaque année, le FIC entend focaliser le halo des projecteurs sur un chanteur, un parolier, un compositeur et un musicien tunisien qui ont volé très haut et qui méritent notre reconnaissance.

Pour cette édition, le comité directeur a opté pour la production d’un concert dédié aux œuvres de quatre artistes, à savoir: le parolier Ahmed Ezzaouia, le compositeur Mohamed Ridha, la chanteuse Soulef et le violoniste Bechir Selmi.

A cet effet, les chansons programmées lors du concert « Angham Fidhékra » ( Chants mémorables ), seront interprétées par une pléiade de chanteurs et de chanteuses représentant plusieurs générations,  à l’instar de Slim Dammak, qui revient sur scène après huit ans d’éclipse, Olfa Ben Romdhane, Ahmed Rebaï, lauréat du premier prix lors de la dernière édition des Journées musicales de Carthage, Asma Ben Ahmed, Molka Cherni, Soulef, Noureddine El Beji et Chokri Omar Hannachi.

La troupe de musique  Al Watan Al Arabi, accompagnera sur scène les artistes sous la houlette du maestro Abderrahmen Ayadi.

Une sélection de chansons éternelles tunisiennes, finement réarrangées par le maestro Abderrahemen Ayadi, seront interprétées par une constellation de stars de la chanson tunisienne, représentant trois génération d’artistes et réunies pour la première fois sur scène.

Répertoire purement tunisien

Ces chansons, issues du répertoire tunisien, s’épousent en parfaite harmonie où le public convié, s’aventurera hors de la tonalité pour plonger dans les espaces ouverts d’une musique qui laboure sa propre histoire avec audace et fidélité, recréant constamment les recommencements jusqu’à en faire des jours neufs. Qu’elles soient lentes et rythmiques, ou au contraire tendues de tempo rapide, le public se délectera de ces chansons, dans leur  essence la plus intime et leurs ressorts secrets et connivents.

Ainsi, il reprendra facilement en chœur avec les chanteurs ; « Ta3ali », « Ma nehebech Fodha we dhehab », « La Ya Sidi », « Hlili Way », « Bin El Khemeyel », « Ya Smin we foll”, “lchbiha tokhzorli”, “Ridi El Ghali », « We hyati a3ndek », « Zarzis », « Ma3na el Jamal », « Inti habib el Omr », «  Ma tfakernich », « A3mel ma3rouf » pour clôturer avec les airs endiablés de  « lila wel mezoued khaddem ». Des chansons qui ont fait la gloire de leurs interprètes originaux, à savoir  : Soulef, Oulaya, Youssef Temimi, Dhekra Mohamed, Saber Rebaï, Zouheira Salem et Hédi Habbouba

A travers cette sélection, Abderrahmen Ayadai adresse un vibrant hommage aux paroliers  qui ont composé les textes de ces chansons, à l’instar de Jaafar Majed, Mohamed Lajmi, Hédi Besbes, Ridha Khouini, Ahmed Ezzaouia, Hassen Mahnouch, Ahmed Hariri, Hammadi el Beji, Abdellatif Jaouadi et Michel Ta3ma.

C’est aussi un geste de reconnaissance envers les compositeurs virtuoses tunisiens qui ont arrangé ces chansons, comme  Mohamed Ridha, Abdelaziz Ben Abdallah, Chédli Anouar, Mohamed Jaziri, Mohamed Triki, Souheil Arfa, Hechmi Ben Salah et Hédi Habbouba.

« Chants mémorables » sera une soirée qui  envoûtera le public assoiffé des mélodies tunisiennes de l’âge d’or de la chanson tunisienne  par le cheminement sinueux des harmonies, les éclats rythmiques ou les syncopes qui, ponctuellement, surgissent du luth, du piano ou de la contrebasse. Il fera chavirer un public frappé par la fraîcheur d’un répertoire où tout paraît se dérouler dans une liberté renouvelée sous la baguette magique d’Abderahhmen Ayadi et la troupe El Watan Al Arabi qui fera dérouler les modes musicaux de la Tunisie sur des harmoniques purement tunisiennes.

Ce sera une mélancolie méditative composée à partir de lignes ondoyantes, du silence bruissant de volupté et de poésie secrète. Les chansons éternelles qui seront interprétées sont infiniment nuancées, toujours très sages, où la douceur des mélodies, l’empire exercé par les instrumentistes, et la sensuelle beauté du timbre jailli du luth, cachent un monde d’emportements, de libertés conquises, et d’abandon aux forces de l’instant.

C’est un concert qui démontrera encore une fois que la chanson tunisienne règne toujours en maître et qu’elle peut gagner en maturité et en gloire malgré l’âge et fera preuve d’une prestation à la hauteur des attentes d’un public toujours au rendez-vous. Le public y sera aux anges et les chroniqueurs au paradis.

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