«Nous vivons, aujourd’hui, des mutations qui constituent des transformations de rupture. En effet, l’avenir de la Tunisie ne peut se construire qu’avec l’économie digitale et la Banque de demain ne sera pas comme la Banque d’aujourd’hui ni d’hier», précise Ahmed El Karam, président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers, lors du Forum international sur les instruments financiers numériques innovants.

La mutation est aujourd’hui technologique avec le Big Data, les solutions numériques…  mécanismes permettant de prévoir le risque de défaillance du client et agir en amont pour l’éviter.

La planète s’est métamorphosée avec le Big Data, l’intelligence artificielle, les objets connectés, le robot, tous ces supports technologiques feront que les banques de demain ne seront jamais comme les banques d’aujourd’hui ou celles d’hier.

Des intelligences plus spécialisées

«Nous sommes appelés à nous adapter aux mutations profondes qui sont certes d’aspect technologique, sollicitées par le client qui n’accepte plus comme auparavant de perdre son temps précieux dans les agences bancaires et qui veut effecteur toutes les opérations à partir de son domicile ou son lieu de travail. Il exige une efficacité assurée avec le moindre coût».

D’après M.El Karam, le métier de la Banque devient de plus en plus difficile car il nécessite des intelligences plus spécialisées et des capitaux de plus en plus importants. Au niveau institutionnel, les banques tunisiennes étant  protégées par l’agrément de la Banque Centrale, de nouveaux concurrents sont apparus grâce à la technologie comme les GAFAs qui commencent eux aussi à fournir des services bancaires digitalisés.

A l’évidence, GAFA s’adonne maintenant à la Banque en offrant des systèmes de paiements totalement déconnectés des réseaux bancaires.

Stratégie de digitalisation

A ceci s’ajoute l’émergence des sociétés Fintech, qui offrent aujourd’hui, d’une manière très efficace et performante, des services de paiements bancaires. Celles-ci arrivent à séduire les clients par millions. La première Banque Fintech a été créée en Chine et compte 600 millions de clients. Elle s’adonne à des opérations de paiements sans comptes bancaires.

Dans cette stratégie de digitalisation, la question du decashing revêt une importance fondamentale. «Nos banquiers ne peuvent pas admettre en Tunisie que 13 milliards de dinars circulent en dehors du système bancaire. Nous sommes en train d’être fragilisés par un recélement structurel et chronique de liquidités, qui commence à poser problème pour la conduite des opérations monétaires et la stabilité financière. Il faut donc agir vite pour que les comptes des banques se régénèrent, grâce à un decashing».

L’association des banques et des établissements financiers, grâce au soutien de la BCT et du ministère des Finances, a mis en place un cahier des charges et développe une solution nationale de paiement par mobile, basée sur plusieurs piliers dont l’interopérabilité, l’interbancabilité (Banque et poste)…

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