On attend avec impatience et curiosité la décision qui va mettre fin à la sombre affaire du play-out qui a terni la fin du championnat de la saison écoulée.

Les clubs professionnels des Ligues 1 et 2, dont la plupart n’ont pas entamé la préparation de la nouvelle saison, sont sur des charbons ardents et même sur le pied de guerre. Ils sont dans l’ignorance totale de la formule du championnat qui sera adoptée (poule unique ou deux poules ), du nombre des clubs dans chaque division et de la date de l’établissement du calendrier. C’est à l’issue du verdict prévu aujourd’hui de la Commission nationale d’appel qui mettra fin à tout ce vacarme et à tous les remous suscités par un play-out qui a été l’objet de vives protestations et de contestations assez virulentes formulées par les deux clubs ( l’ESZ et l’ESM ) condamnés à une descente jugée «injuste» à l’étage inférieur,  qu’on verra plus clair et que le bon grain sera séparé de l’ivraie.  La Fédération table aussi sur un dénouement miracle pour clore le dossier et plancher sur le projet et la feuille de route d’une compétition qui démarrera bientôt. Mais la sombre et épineuse affaire ne sera totalement  enterrée qu’après le verdict du TAS suite au pourvoi en cassation du Croissant Sportif Chebbien qui conteste, lui, sa relégation d’office suite au rejet de son évocation en première et en deuxième instances qui «demandait le gain par pénalité sur le tapis de son match perdu sur le terrain contre le Club Africain. Les deux verdicts, celui de la Commission nationale d’appel de la FTF et celui du Tribunal arbitral du sport à Lausanne, sont donc étroitement liés. D’où la nécessité d’une solution globale et d’une clôture définitive de ce dossier sans doute le plus brûlant que Wadie El Jary a eu sur la table depuis son élection à la tête du bureau fédéral.

Vers une annulation de la relégation

Si la Commission nationale d’appel se limite à une lecture sommaire et rigide des textes et confirme la primauté des résultats acquis sur terrain, c’est-à-dire la descente de l’ESZ, de l’ESM et donc du CS Chebba, elle ne fera que mettre plus d’huile sur le feu et attiser plus de tension alors que la sagesse doit inciter plutôt à une décision d’apaisement. Et il n’y a pas trente-six solutions. Faire rejouer la phase du play-out et laisser l’affaire Chebba suivre distinctement son cours normal devant le TAS sera un choix très risqué et même suicidaire si le Croissant obtient gain de cause et ses chances de l’obtenir ne sont pas minimes. Si la Commission nationale d’appel va jusqu’à l’annulation pure et simple de la phase du play-out,  il peut offrir au bureau fédéral une perche de salut et l’opportunité d’une sortie de crise honorable. En tant que législateur,  le bureau fédéral pourra saisir la balle au bond et décréter une année de grâce avec le repêchage des équipes reléguées d’office (le CSHL et le CS Chebba) et de celles condamnées à la descente suite à une phase de play-out aux résultats assez douteux ( l’ESZ et l’ESM ). On aura alors une Ligue 1 avec 18 clubs qui doivent être répartis sur deux poules, avec un super play-off de 6 clubs  et la fin des matches barrages pour la relégation qui sera automatique. On retournera la saison prochaine à une poule unique de 16 clubs puis la saison d’après à une poule de 14 si l’expérience montre qu’il y a nécessité de se limiter à ce nombre pour alléger le calendrier d’une compétition qui ne doit pas être assez chargée. Choisir une solution de sagesse n’est pas se faire tordre le cou. C’est même reculer pour mieux rebondir et corriger les erreurs du passé. La commission nationale d’appel offrira-t-elle cette perche de sauvetage au bureau fédéral ?

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