Se remémorer les jeux d’une époque qui semble révolue n’est pas simplement une question de nostalgie à un moment où les consoles de jeux ou les applications sur Smartphone ont remplacé l’activité physique et sociale, mais plutôt pour souligner le fait que jadis, les jeux n’étaient pas du tout nocifs et ne présentaient pas de danger pour les enfants.

Elle semble lointaine l’époque où les enfants s’adonnaient à des jeux d’intérieur  ou d’extérieur, fruit de leur imagination et de quelques bricolages simples. A l’époque, ils avaient le génie de découvrir des activités ludiques et d’en fixer les règles. A cette époque-là, jouer ne coûtait presque pas grand-chose aux parents. En effet, les enfants qui passaient beaucoup de temps dans la rue, car ils allaient à l’école à pied, se baladaient avec leurs camarades ou se retrouvaient en cour pendant la  recréation, ne trouvaient pas beaucoup de difficultés pour jouer ensemble à différents jeux.

Se remémorer les jeux d’une époque qui semble révolue n’est pas simplement une question de nostalgie à un moment où les consoles de jeux ou les applications sur Smartphone ont remplacé l’activité physique et sociale, mais plutôt pour souligner le fait que jadis les jeux n’étaient pas du tout nocifs et ne présentaient pas de danger pour les enfants. Car aujourd’hui,  les fabricants de jouets inondent nos marchés avec des jouets présentant  des dangers de natures chimique, physique, électrique, des risques d’inflammabilité, de radioactivité, et en matière d’hygiène et sans aucune une évaluation de l’exposition potentielle de nos enfants à ces dangers.

Parmi ces jeux, il y a lieu de citer d’abord ceux de stratégie très anciens considérés comme étant parmi les jeux sahraouis, les jeux des nomades, ceux des ruraux et des montagnards. Leur popularité s’explique largement par l’imprégnation des valeurs et des codes propres à ces populations. Depuis le jeu «El Sig», en passant par «Bouguiaa», «Khamsa Kaîbat», «Kharbgua», «Dhieb Ennajaâ», en arrivant au jeu «Addi-Kol», c’est dans un univers des passe-temps préférés aux confins interminables, qu’on se trouve plongé.

En ville, les jeux de billes, de toupies et autres activités ludiques de plein air faisaient le bonheur des chérubins. Le jeu de noyaux d’abricot, par exemple, était essentiellement un jeu qui coïncidait avec la saison des abricots qui, une fois consommés, étaient lavés, séchés et mis dans des bourses à noyaux. Le but de ce jeu consiste à en gagner le plus possible, comme pour les billes.

«El Hanout» est un autre jeu  qui consistait à dessiner avec de la craie sur le trottoir un carré divise en quatre et on inscrivait un chiffre, y compris, bien entendu, le zéro et on attirait le «client», dont le rôle était de lancer sa manique pour atteindre le plus gros chiffre. Le Tiro ou tire-haut est un jeu d’adresse assez populaire et peu coûteux en vogue aussi bien en ville que dans les banlieues et les campagnes.

Il se jouait au moins à deux et demandait comme matériel deux briques, un bâton de 10 à 12 centimètres.

Le jeu de billes fut aussi l’un des jeux favoris. On achetait toutes sortes de billes : il y avait les moins chères et les plus fragiles, les billes en argile. Les billes les plus appréciées étaient les billes en verre («gazeuses»), mais aussi en pierre, en agate, en marbre, en bois, en acier.

Un vocabulaire spécifique était notamment dédié à chaque jeu comme celui des billes où on utilise «carrotzel» («carrotsel en italien ), «kix» ( Le kix est la façon de mettre les pieds derrière la bille pour l’arrêter).

Il y a lieu aussi de signaler le jeu des images sous la boîte ou encore le jeu d’adresse intitulé la Hoffra. Mais qui ne se rappelle pas le fameux Chi-la-fourmi, des syllabes qui résonnent encore dans nos oreilles.

Pour ces jeux et bien d’autres comme la trottinette, nul besoin d’accessoires, ni de préparatifs. On pouvait s’y adonner par le recyclage ou le bricolage n’importe où, n’importe quand.

Pour le reste, il suffit de laisser libre court à son imagination d’enfant et combien elle est fertile et innocente.

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