Une autre soirée « sold out » qui s’ajoute au Festival international de Hammamet, celle de Hatem Lajmi et son « Rboukh », générateur de public, assoiffé de danse traditionnelle, de répertoire ancien national et d’un immense patrimoine de musique tunisien. 

Sonorités traditionnelles et rythmiques ont retenti aux quatre coins du théâtre de Hammamet.

L’artiste principal était accompagné de nombreux musiciens et techniciens afin de mener à bout ce spectacle attendu. La scène a été transformée à l’occasion. Dans la continuité de la « Nouba » et du patrimoine existant, très recherché de nos jours, Hatem Lajmi s’inscrit dans un univers propre à lui. A travers son spectacle, il rend hommage à la « Nouba » et au répertoire soufi tunisien, face à un public aux aguets. Le « mézoued » couronne le rendu, en y ajoutant beaucoup de rythme.

 

Les morceaux de Lajmi et de sa troupe font référence à une spiritualité, et à un air religieux, hommage au Prophète Mohamed et clins d’œil aux traditions, à ses compagnons, et aux saints, vénérés toujours autant. Le point fort du spectacle reste son aspect technique, visuel et esthétique très présent. Par sa musique, sa lumière, le son, la vidéo et son écriture sonore, il parvient à conquérir son public passionné. Douze parties, appelées couramment 12 « Nouba’s » font le « Rboukh» sur 90 minutes de spectacle. «Zad Ennibi », ouvre le bal, suivi de la « Manoubia », « Sidi Ali Ben Salem », « Hattab »… Des morceaux, comme « Ya sidi Mansour » ou « Sidi Ali Azzouz », ont fait bouger la foule. Allier modernité avec des sonorités traditionnelles était l’objectif à accomplir. Hatem Lajmi et son équipe sont parvenus à relever le défi amplement le temps d’une soirée.

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