Devant une situation qui empire de jour en jour, les supporters du CSS expriment leur ras-le-bol et appellent à mettre fin à une gestion provisoire qui s’essouffle.


A Sfax, tous les fans du CSS commencent à perdre patience. Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. Un joueur de plus qui part, un autre qui continue à faire la mauvaise et grosse tête. Les matches amicaux entamés en stage à Tunis n’augurent de rien de bon. La défaite par (0 à 2) contre une équipe marsoise en pleine reconstruction après une saison d’enfer en Ligue 3 donne un petit aperçu de l’ambiance qui règne dans le camp du prestigieux club de la capitale du Sud. Le président du comité de direction provisoire, Moncef Sellami, n’en peut plus de naviguer quasiment seul au cœur de la tempête. Toujours pas de candidat pour prendre le lourd héritage laissé par Moncef Khemakhem et l’assemblée générale élective annoncée le 18 août n’aura pas lieu. Même le gouverneur de Sfax, qui a promis de fédérer toutes les forces vives du club et de réunir tous les hommes d’affaires pour apporter le soutien financier indispensable à toute opération de sauvetage express, semble découragé.  C’est dire combien les choses se compliquent de plus en plus au point que la mission paraît impossible.

Abdelaziz Makhloufi, le sauveur ?  

Les anciens présidents du club réunis en urgence ont fait savoir que le club a besoin de sang neuf pour surmonter les montagnes de difficultés actuelles. C’est-à-dire d’hommes nouveaux et pas usés par la responsabilité et l’apport financier pour renouer avec le passé glorieux. Pour l’instant, et dans les coulisses, celui qu’on désigne capable de sortir le club du bourbier, dans lequel il s’est empêtré, est l’ex-premier responsable et homme fort des Socios et actuel membre influent du haut comité de soutien, Abdelaziz Makhloufi. «Je ne refuse pas cet honneur d’être président du grand CSS, mais il me faut un peu de temps pour me préparer et me libérer pour assumer cette lourde tâche», répond-il à ceux qui l’ont sollicité ouvertement pour prendre le devant de la scène et mettre fin à son hésitation. Pour le convaincre jusqu’à lui forcer la main, les fans «noir et blanc» ont envisagé un regroupement, aujourd’hui,  devant la municipalité de Sfax pour inciter les autorités régionales et locales à donner à Abdelaziz Makhloufi les garanties nécessaires de soutien de toute la famille élargie du CSS pour qu’il accepte d’être le premier commandant à bord du navire et amorce l’opération sauvetage. Si l’homme campe sur sa position de refus, ce sera le vide avec toutes ses horreurs et ses répercussions les plus néfastes.

Le cas Firas Chaouat

Côté effectif et préparation des demi- finales reportées par la FTF au 2, 3 ou 4 septembre, la seule nouveauté est la fin du bras juridique insensé de Firas Chaouat avec son club. Le joueur a perdu sur tous les fronts, lui qui espérait mettre en doute la validité de son contrat et avoir le statut de joueur libre plus tôt que prévu. Le Bureau fédéral, sollicité pour avis à son sujet, a confirmé, dans sa réunion, que le contrat du joueur qui expire le 30 juin 2024 reste valable et ne souffre d’aucun manque de fiabilité. Ainsi, le rideau est tombé et le suspense est levé définitivement sur le cas Firas Chaouat. Le joueur a perdu un mois de préparation physique et passera devant le conseil de discipline et sera l’objet de sanctions financières.  Et chose plus importante : il a perdu tout espoir de figurer dans la liste élargie de l’équipe de Tunisie pour la Coupe du monde. Le gâchis est énorme.

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