Après le CA et le CSS, voilà deux autres clubs prestigieux qui bénéficient du concours financier de la FTF, à savoir l’ESS et le ST. Les Etoilés ont obtenu 2 millions de dinars cash pour aider le club à affronter ses dettes énormes. Le ST a obtenu, lui, un échelonnement de sa dette envers la FTF qui tourne autour de 400.000 dinars, ainsi que l’accès gratuit à l’infrastructure sportive de la FTF. Encore une fois, le président de la FTF intervient avec beaucoup d’efficacité pour marquer des points auprès de ces clubs prestigieux qui, à cause de leur mauvaise gestion, se sont retrouvés dans le «rouge».

Le CA, l’ESS, le CSS, considérés comme étant un trio favori qui joue pour le titre, en sont arrivés là et ne peuvent que s’en prendre à leur dégradation et à leurs dirigeants qui, par un concours de circonstances, ont pu faire ce qu’ils veulent et traîner leurs clubs très bas. Quand ils ont accepté le concours financier de la FTF pour corriger des aberrations de gestion, ces clubs, dits «grands», ont perdu de leur aura (dignité), de leur indépendance à l’égard de la FTF. Et le plus important, ils ont perdu la grandeur et le prestige qui faisaient d’eux non pas de simples clubs, mais des institutions importantes qui pouvaient compter sur elles-mêmes dans les moments difficiles. Où sont passés les mécènes classiques, entre hommes d’affaires et familles influentes, sans oublier le large public (hormis le public du CA qui a sauvé son club de la disparition)?

Quand ces grands monuments du sport ne peuvent plus fournir 5 ou 10 millions de dinars et qu’ils n’ont plus de candidats aux élections, cela veut dire qu’ils ne sont plus aussi grands que par le passé.Quelque chose a changé et vers le mal, bien sûr. En allant si vite vers le précieux concours financier de la FTF, une structure qui devrait sanctionner la mauvaise gestion financière comme dans les grandes nations de foot, ces clubs dits «grands» sont entrés, bon gré mal gré, dans le giron fédéral. Et cela veut dire qu’ils ne sont plus indépendants ou capables de refuser quoi que ce soit à la FTF. C’est la dure et affligeante réalité que ces clubs doivent accepter. Seule l’EST n’est pas allée dans ce choix et il y a une explication. Un président-bailleur de fonds disponible et des mécènes qui ne laisseront jamais tomber leur club dans les durs moments. L’EST a aujourd’hui un énorme écart par rapport au CA, au CSS et à l’ESS qui n’ont plus les moyens de rivaliser avec elle.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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