Pas mal d’initiatives humanitaires et d’actions du développement local que l’Association franco-tunisienne des Pyrénées-Atlantiques (Afraht 64), basée à Lescar, en France, n’a pas fini de proposer à plusieurs régions de la Tunisie. En fait, de l’aide en matériels sanitaires au profit de certains hôpitaux du nord-ouest et de Gafsa, à la formation des étudiants de l’Ipsi en échange avec l’Institut de journalisme à Bordeaux Aquitaine (Ijba), passant par de multiples accords signés en matière de recherche scientifique et d’autres en vue dans le tourisme et l’agriculture, ladite association continue à prêter main-forte. Son président, M. Mohamed Ferchichi, une de nos compétences à l’étranger, se fait, volontiers, ambassadeur de la Tunisie dans son pays d’accueil. Neuf ans, déjà, son apport associatif n’est plus à démontrer. L’homme se dit reconnaissant à la mère patrie.
Tout récemment, il y est venu accompagné de MM. François Bayrou et Christian Laine, respectivement président de la communauté d’agglomération Pau-Pyrénées et maire de Lescar, avec à son actif un nouveau projet pilote d’environnement destiné à sa ville natale, Testour (gouvernorat de Beja). Cette commune andalouse de 13.000 habitants aura, bientôt, son propre système de collecte, de tri et de valorisation des déchets. Il pourra ainsi être une plateforme de traitement qui servira tout le gouvernorat de Beja, souligne M. Ferchichi. Ce projet, précise-t-il, s’inscrit dans le cadre d’une convention de partenariat intercommunal qui vient d’être signée entre Testour et Lescar, en vertu de laquelle il y aura prochainement un transfert de technologies et d’expérience en matière de gestion et de recyclage des déchets.
Ce qui permettra à en faire une source de richesse, génératrice d’emplois. « Cette coopération dont on est partie prenante fait suite à la demande du président de la municipalité bénéficiaire, M. Mohamed Mensi », indique-t-il, fier d’en être l’initiateur. Pour lui, l’intérêt est de rendre ce projet de propreté économiquement viable et rentable pour toute la région. L’ouvrage est de nature à transfigurer le visage de la commune.
Un don de savoir-faire et de matériels, en quelque sorte : «Une équipe d’ingénieurs français se rendra, d’ici octobre prochain, à Testour, aux côtés de leurs homologues tunisiens, dans le but de porter au plan d’action les dernières retouches nécessaires », prévoit-il encore.

D’autres projets en vue
De son côté, M. Mensi a jugé ambitieux un tel projet, à la fois écologique et économique. «Ceci étant, cette réalisation est en mesure de créer une nouvelle dynamique attractive, d’autant que la ville au cachet arabo-mauresque est riche d’un potentiel culturel et touristique assez important », relève–t-il, évoquant que sa commune dont il est président, suite aux élections municipales 2018, garde toujours une vision du développement durable, alliant authenticité et modernité. Et d’ajouter, en conclusion, que la région est en train de préparer son circuit touristique. De même, une zone industrielle aménagée sur 14 Ha, avec environ 2 mille emplois directs, verra le jour.
D’ailleurs, cette nouvelle convention, dirait-on, est le fruit des liens de coopération que l’Afraht a tissés, depuis une dizaine d’années avec son milieu d’affaires, au service de la Tunisie.
C’est que la Nouvelle-Aquitaine, région de 11 millions d’âmes, s’engage à s’y impliquer davantage. « Président de son conseil régional, Alain Rousset, lui aussi, nous encourage à travailler avec la Tunisie, où il compte engager plusieurs projets dans le secteur de l’industrie ».
Kamel FERCHICHI

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