Trahie par ses joueurs cadres, l’équipe de Tunisie a mal négocié son premier match. C’était inattendu

Formation : Ben Mustapha, Bédoui, Haddadi, Bronn, Mériah, Skhiri, Chaâlali (Sassi), Kechrida, Msakni, Khazri, Seliti (Bedri).

On avait prévenu contre cet excès de confiance après les tests amicaux. La CAN, c’est autre chose et hier, un nul au goût de défaite et une mauvaise prestation.
Pendant les premières 45’, l’équipe de Tunisie n’a pas cherché la manière. Loin de là, elle était limitée durant au moins 30’. Applez ça trac, mauvaise attitude, le plus important était de saisir la première occasion pour faire le «break». Premier mouvement sérieux des nôtres à la 32’ : Skhiri, hier en relayeur (et Chaâlali en pivot axial), profite d’un bon service de Kechrida pour donner en pleine surface à Seliti. Ce dernier crochète et provoque la faute du défenseur angolais. Penalty indiscutable transformé par Youssef Msakni (33’). L’équipe de Tunisie s’est alors plus au moins libérée pour créer le danger dans une défense angolaise compacte. Deux alertes de Haddadi et Msakni en fin de la première mi-temps, mais ça manquait de précision. L’Angola dans tout cela a décidé de jouer dans sa zone et de piéger les nôtres. Notre tort était de prendre des risques sur les mauvais renvois (surtout Bronn). Beaucoup de frayeurs, peu de conviction, mais tant de réalisme. Giresse et ses joueurs n’ont pas tout donné, préférant entrer peu à peu dans le tournoi. La 2e mi-temps était le véritable test.

Un but cadeau
Qu’est ce qui s’est passé à la pause ? C’est que pendant toute la seconde mi-temps, on a vu une sélection épuisée, mal inspirée et incapable de suivre le tempo croissant de l’Angola. Les quelques balles arrêtées, les quelques passes verticales où la balle est sortie propre (surtout après la rentrée de Sassi qui a amélioré les lignes de passes), n’ont pas apporté grand-chose. Au contraire, c’est l’Angola de Geraldo qui revient (avec mérite) et égalise à la 73’. Un but cadeau avec une succession d’erreurs depuis le milieu du terrain où l’on a permis aux Angolais de trouver un grand espace pour s’approcher des 18 mètres tunisiens. Un tir pas compliqué de Mateus devant une défense tunisienne figée qui a oublié de mettre Jalman Campos en hors-jeu. Le mauvais renvoi de Ben Mustapha permet à Campos d’égaliser.
Rien à dire par la suite, le nul est très mauvais à prendre. Le pire, c’est que Msakni, Seliti, Khazri et leurs équipiers n’ont pas su réagir. Ternes, lourds et mal dans leur peau, ils ont essayé de revenir mais sans succès. Il n’y avait pas de vitesse, de fraîcheur, de clairvoyance pour inquiéter l’Angola, Giresse s’est trompé de formation, de plan du jeu. Les joueurs ont intérêt à se rattraper. Cette copie est si inquiétante.

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