Les Journées cinématographiques du court-métrage à Tunis (Cinémana) ont pris fin. Notre avis…

Sympathique le petit piment sur l’affiche de Cinémana… Signe d’une identité culturelle ou promesse d’une édition pimentée ? Bref, les Journées cinématographiques du court-métrage de Tunis ont pris fin et parmi les choses qui nous ont agréablement surpris, c’est que ces journées ont choisi de ne pas tomber dans les flaflas des ouvertures. Le premier jour, nous avons eu droit à la projection de trois films primés en 2021. Pas trop de tergiversions…Un court mot de bienvenue et c’était très bien. Voici comment les organisateurs présentent cet événement : «Placé sous le signe de la francophonie et de la formation aux métiers du cinéma, Cinémana a pour ambition d’accompagner les jeunes et de leur proposer des opportunités de formations et de reconnaissances de leurs œuvres cinématographiques». Mais il n’y a pas que la formation. Il y a aussi le volet de la compétition où les jeunes issus généralement des écoles de cinéma projettent leurs films et s’inscrivent dans la course aux prix. Des prix allant jusqu’à 2.000 D et l’accompagnement par des professionnels du cinéma pour la réalisation d’un film. Le troisième volet porte le nom de «Rencontres de Cinémana», des rencontres en Master Class avec des professionnels.

Le cru de cette année en matière de création demeure au niveau de l’année dernière. Nous avons assisté à des films qui annoncent vraiment des promesses (et ils ne sont pas légion) pour le reste des jeunes (et ce n’est pas particulier à Cinémana, mais à la Tunisie entière) qui maîtrisent de plus en plus la technicité et les nouvelles technologies, mais ils restent incapables de transmettre une émotion.  Nous avons vu ce phénomène aussi chez Khatawet organisé par le Goethe Institut même si ce n’est pas le même concept. Peut-être que les jeunes veulent faire des films qui ressemblent à d’autres films, qui sait ?…  Le talent sincère devient rare en Tunisie…  Cela dit, les films primés ont mérité leurs titres parce qu’ils ont montré une manière fraîche de raconter les choses sur grand écran.

Le Palmarés 

1er prix – Frame de Emna Fetni

Prix de l’alliance – Falso de Amin Ghazouani

Prix du scénario – Edicius de Emir Haj Salah

Meilleure image – Slow Death de Younes Barouni

Meilleur son – Pomme d’amour de Donia Ghadhab

Meilleur montage – Tunis syndrome de Haythem Sakouhi

Charger plus d'articles
Charger plus par Salem Trabelsi
Charger plus dans Culture

Laisser un commentaire