Adel Chouari, directeur général du Centre national du registre des entreprises

«Le 30 septembre courant sera la date limite d’inscription au Centre national du registre des entreprises pour les parties qui ont l’obligation de le faire. Il s’agit aussi de la date limite de mise à jour pour les inscrits qui ne l’ont pas encore fait, et ce, afin de bénéficier de la déduction des pénalités de retard liées au Registre national des entreprises. Les contrats probatoires n’acquièrent leur nature juridique que s’ils sont inscrits au Registre national des entreprises. De plus, le nombre des concernés qui n’ont pas effectué leur enregistrement a atteint 400.000 au début de la campagne d’incitation à l’enregistrement, dont 99% sont des personnes physiques. Les entreprises ne peuvent exercer aucune activité commerciale ou ouvrir un compte bancaire sans s’acquitter de l’obligation d’enregistrement, tandis que les personnes physiques peuvent obtenir une patente et omettre l’enregistrement au Registre national des entreprises. 100.000 commerçants de détail ont omis de faire leur enregistrement depuis 1995. Les propriétaires de taxis et de camions sont tenus aussi par l’enregistrement, tout comme les médecins, les avocats, les ingénieurs, les propriétaires de crèches et d’associations actives depuis de nombreuses années, et diverses professions libérales. Parmi les entreprises concernées par l’enregistrement au RNE, il y a les institutions et entreprises actives dans divers domaines, en plus des comptables, des experts comptables, des commerçants en alimentation générale et des propriétaires de magasins de gros, des professionnels et des artisans dans divers domaines, y compris les industries traditionnelles, et tous ceux qui sont actifs dans le domaine du transport de marchandises et les opérateurs du transport de personnes (taxi, camion et transport rural), ainsi que les propriétaires de cafés et restaurants, et les acteurs du secteur des travaux publics et de l’entrepreneuriat. Les personnes et les établissements qui ne respectent pas l’obligation d’enregistrement sont passibles de pénalités de retard, en plus de la perturbation de toutes leurs relations avec l’administration. Les bureaux du Registre national des entreprises sont disponibles dans les 24 gouvernorats. Le registre vise à numériser tous ses services d’ici 2023. Les services du registre ont mené à bien le processus d’interconnexion avec les services de la Recette des finances, la Caisse nationale de sécurité sociale et la gestion des biens immobiliers, dans le but de faciliter les opérations d’investissement et d’obtenir des données unifiées».

CONECT

Tarek Cherif, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie

«La situation pénible que connaît le pays actuellement est la conséquence d’une mauvaise gouvernance et, après 2011, les choses n’ont fait que s’aggraver. La croissance a subi une dégringolade conséquente au cours des dix dernières années pour passer de 4 à 5% en moyenne à 1,5 et 2%. Le recrutement dans la fonction publique est l’élément qui a impacté considérablement les dépenses de l’Etat, notamment  en ce qui concerne la masse salariale qui est passée de 6 millions de dinars à 23 millions de dinars. La politique de recrutement massif dans la fonction publique a donné l’illusion que le chômage a été absorbé par l’Etat, alors qu’en réalité, cette démarche n’a fait qu’aggraver les dépenses publiques. Ces montants auraient dû être destinés à l’investissement. La situation actuelle est une conséquence logique à toute cette mauvaise gouvernance et il ne faut pas s’étonner que l’Etat soit aujourd’hui incapable d’acheter des produits de première nécessité. Le pays continue d’adopter un modèle économique devenu obsolète et datant de l’époque du socialisme expérimental. On se demande quel est l’intérêt de disposer encore des offices importateurs de sucre, de thé et de café ?  Pour ce qui est de l’accord que la Tunisie souhaite conclure avec le Fonds monétaire international, il pourrait être appréciable si cet accord portait sur une solution pérenne. Mais nous devons nous poser des questions sur le sort de cet argent que le pays envisage d’obtenir».

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