Le taux moyen de croissance de la productivité des 72 entreprises inscrites au projet de coopération japonaise Kaizen a atteint 60%.
Cette année, la Tunisie a accueilli, pour la première fois, l’événement d’appui au développement de l’Afrique «la conférence annuelle Kaizen Afrique». S’étalant sur trois jours, soit du 24 au 26 juin, l’événement célébrant l’appui de la coopération japonaise au développement du continent africain, a été inauguré lundi dernier, en présence du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, l’ambassadeur du Japon en Tunisie, S.E M. Shinsuke Shimizu, et le représentant résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale Jica en Tunisie, Toshifumi Egusa. Regroupant plus de 200 participants venus de 20 pays africains, tout en s’inscrivant dans le cadre d’une coopération Sud-Sud, la conférence était l’occasion pour échanger sur les expériences réussies des entreprises tunisiennes ayant appliqué le concept japonais Kaizen qui est un outil de management créé et utilisé par les Japonais, dans l’objectif d’améliorer la productivité des entreprises industrielles. Aussi, durant l’événement, un accord actant la prolongation du projet Kaizen pour une année, a été signé entre le ministère de l’Industrie et des PME  et l’Agence de coopération japonaise (Jica) .   

72 entreprises ont bénéficié du programme Kaizen

Tout en mettant l’accent sur les atouts attractifs du secteur industriel en Tunisie, Slim Feriani a affirmé dans son mot d’ouverture qu’il y a une dizaine d’années que la Tunisie a fait le choix d’implémenter l’initiative Kaizen afin d’accroître la productivité de son industrie manufacturière. «L’amélioration de la productivité est désormais un facteur important de la croissance économique», a-t-il expliqué.

De son côté, Zouheir Makhlouf le directeur général de l’Unité de gestion du programme national de promotion de la qualité Ugpq, au sein du ministère de tutelle, a déclaré que plus de 72 entreprises opérant dans les secteurs électrique, mécanique, chimique et du textile-habillement ont pu bénéficier du programme Kaizen, montrant, ainsi, une amélioration significative de leurs productivités. A cet égard, il a affirmé que le taux moyen de croissance de la productivité de l’ensemble des entreprises inscrites à cette initiative a atteint 60%.

Par ailleurs, le directeur général de l’ugpq a noté que la Tunisie a pu acquérir un savoir-faire important en la matière, dont elle se chargera du transfert à d’autres pays africains, et ce, dans le cadre de la coopération Sud-Sud. A cet égard, il a précisé que grâce au programme Kaizen implémenté il y a une dizaine d’années, la Tunisie compte actuellement plus de 54 formateurs et maîtres formateurs Kaizen. De surcroît plus de 23 maîtres assistants et 200 cadres (ingénieurs et techniciens) ont été formés sur cet outil de management.

Le rôle de la Tunisie dans la dissémination régionale

Makhloufi a, également, fait savoir qu’en vertu de l’accord de prolongation signé avec la coopération japonaise, le ministère de tutelle s’est engagé de mettre en œuvre quatre mesures, à savoir la dissémination du concept au niveau régional, l’institutionnalisation de la certification des compétences, la généralisation du programme Kaizen à tout le tissu industriel et l’instauration d’un cadre juridique pour le prix national Kaizen.

Ainsi, l’accent a-t-il été mis sur le rôle que jouera la Tunisie en tant que pionnière dans la dissémination du concept Kaizen à l’échelle africaine. Par ailleurs, et concernant le programme de coopération volontaire, (une approche de coopération prisée par la Jica), l’on a affirmé que, dans le cadre du programme d’appui à la lutte contre la disparité régionale, une délégation de Japonais volontaires se rendra, d’ici la fin de l’année en cours, au Sud tunisien, pour y lancer un projet de développement de l’agriculture.

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