Abdelkader Salaa (Algérie), Ali Marzouk (Arabie Saoudite), les Egyptiens Aymen Kadri et Sameh Mohamed, Chelho Park, Eunsill Lee, Seoon Jung et Jungmee Lee de Corée du Sud, Christine Guichardon (France), Peter Kocak (Slovaquie), Tosin Oyeniyi (Nigeria), Karima Ben Saad (Tunisie) et Marien Zahra Chaouch (Tunisie-France) ont, en commun, cet amour pour l’art de l’estampe, un art de passion, de patience et de subtilité.

Pendant que continuent à orner les murs et les rues de la ville de Sousse, fresques et autres oeuvres urbaines réalisées dans le cadre de la session estivale des Utopies visuelles organisées par ElBirou Gallery, un autre événement se tient dans ces mêmes lieux, marquant la participation d’artistes de différentes nationalités : il s’agit de la Recontre internationale de Gravure qui a pris son élan le 10 septembre pour se poursuivre jusqu’au 25 septembre 2022.

Abdelkader Salaa (Algérie), Ali Marzouk (Arabie Saoudite), les Egyptiens Aymen Kadri et Sameh Mohamed, Chelho Park, Eunsill Lee, Seoon Jung et Jungmee Lee de Corée du Sud, Christine Guichardon (France), Peter Kocak (Slovaquie), Tosin Oyeniyi (Nigeria), Karima Ben Saad (Tunisie) et Marien Zahra Chaouch (Tunisie-France) ont, en commun, cet amour pour l’art de l’estampe, un art de passion, de patiente et de subtilité qui se décline en deux étapes principales : la gravure puis l’impression. Un amour qui les a réunis à Sousse pour partager, avec le public et entre eux, leurs faires et autres approches respectives dans cette expression artistique, lit-on dans un texte introductif, expression très riche aujourd’hui puisqu’elle réunit le travail de l’artiste “créateur” et celui de l’artiste “artisan”.

Ce qui n’était pas le cas au siècle précédent. L’idée s’esquisse sur le papier avec la douceur de l’encre coulant sur le verre. Ensuite une nouvelle création apparaît dans les nombreuses techniques de report de cette esquisse sur la “matrice” (bois, linoleum, cuivre, zinc, etc.). La troisième création finalise ce travail par l’impression de la plaque qui révèle alors l’estampe. Cette étape est très importante dans l’estampe contemporaine. L’artiste, avide de nouvelles expressions, pourra travailler l’encrage, l’essuyage de la plaque, sa mise en page, le réglage de la pression de la presse, etc. Et c’est toujours avec émotion que l’on découvre la feuille imprimée. La gravure est un art complexe qui rassemble plusieurs autres arts et permet une très grande créativité.

En marge de cette rencontre-exposition, un atelier de linogravure destiné aux débutants et animé par l’artiste française Christine s’est tenu le 15 septembre à Elbirou Gallery. Une initiation aux différentes expressions de la linogravure avec démonstration y a été proposée.

Une extraordinaire pratique artistique, qui, malgré son aspect technique très prononcé, ouvre de grandes perspectives plastiques, de quoi semer des étoiles dans les yeux des artistes contemporains. Un art qui, malgré sa sécularité et les noms des grands maîtres qui l’ont pratiqué, demeure méconnu par le public… Ce genre d’événements peuvent y remédier et gagneraient à proliférer un peu partout sous nos cieux.

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