L’embarcation de fortune, qui a quitté Zarzis pour se rendre en Italie, aurait été repérée au large du Sud-Est par des garde-côtes libyens et ramenée au port de Melita, près de Zouara, où les 17 migrants tunisiens, délestés de leurs téléphones, pour ne pas contacter leurs proches, seraient hébergés actuellement. L’OTE dément l’information.

Enfin, c’est le lundi, en fin de journée, que la nouvelle est tombée subitement  du ciel sur toute la ville et surtout sur les parents des migrants qui ont souffert six jours et six nuits et n’ont pas fermé l’œil pendant cette période.

L’embarcation de fortune, qui a quitté Zarzis pour se rendre en Italie, aurait été repérée au large du Sud-Est par des garde-côtes libyens et ramenée au port de Melita, près de Zouara, où les 17 migrants tunisiens, destitués de leurs téléphones pour ne pas contacter leurs proches, sont hébergés actuellement, d’après une vidéo diffusée et qui révèle que c’est par le biais de certaines connaissances libyennes et d’autres de Ben Guerdane que le lieu de leur détention a été reconnu et qu’ils sont sains et saufs et attendent les formalités judiciaires libyennes qui décideront de leur sort.

Mais en l’absence de preuves tangibles et concrètes, cette information a été vite démentie par d’autres vidéos.

Cela n’a pas cependant empêché des militaires tunisiens retraités d’entrer en contact avec leurs collègues libyens. Ils ont appris que les migrants zarzissiens sont effectivement au centre de « Aïn el falleh » à Tripoli, liste à l’appui. 

Les manifestations sporadiques se sont apaisées dans la ville certes, mais, jusqu’à présent, aucune confirmation n’est parvenue de la part du consulat de la Tunisie en Libye ou de la cellule de crise qui suit l’affaire du siège du gouvernorat de Médenine, affirmant leur présence en Libye.

Cependant, l’Office des tunisiens à l’étranger (OTE), a indiqué sur sa page facebook qu’ après avoir enquêté auprès de l’Autorité libyenne de lutte contre l’immigration irrégulière, des garde-côtes, ainsi que d’autres autorités de la région de Zouara et Mellitah, et d’organisations internationales telles que Médecins sans frontières et d’organisations internationales concernées par la migration en Libye, il n’a pas été prouvé qu’il y ait des Tunisiens arrêtés pour immigration irrégulière en Libye ».

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