Vous souhaitez faire votre premier potager, mais vous avez peur de ne pas avoir la main verte ? Pas d’inquiétude, il est bien naturel de se poser des questions avant de se lancer lorsqu’on débute. On vous livre nos conseils pour cultiver facilement vos fruits et légumes «maison».

1 –Des légumes faciles à faire pousser

En fonction de votre ensoleillement, vous pouvez à présent choisir les légumes que vous souhaitez faire pousser. Cependant, certaines variétés sont à privilégier pour un premier potager bio :

Les légumes à croissance rapide

Quelle frustration de devoir attendre longtemps le fruit de son travail quand on débute ! Pour éviter cela, plantez des radis , de la laitue , des épinards  et du cresson alénois  qui se récoltent entre 3 semaines à 2 mois après le semis.

Les légumes qui produisent beaucoup

Pour une récolte bien fournie, pensez aux haricots, pois …

Les légumes de culture facile

L’exemple typique est la courgette puisque tout ce que vous aurez à faire c’est de semer, arroser et récolter !

Et n’oublions pas les tomates cerises  et les herbes aromatiques (basilic grand vert, basilic citron, ciboulette, persil, coriandre…) pour relever vos petits plats.

L’erreur classique dans un premier potager est bien souvent de semer trop dense, c’est, à, dire en trop grande quantité. Vous connaissez peut-être l’adage «qui sème dru, récolte menu» ? Effectivement, en semant trop dense, vos jeunes pousses risquent de vite manquer d’espace et de lumière pour se développer. Préférez semer peu mais régulièrement en échelonnant les semis pour récolter plus longtemps.

L’autre point de vigilance du jardinier en herbe est de procurer à vos jeunes pousses assez de lumière pour leur bon développement. Dans le cas contraire, elles vont filer (les tiges s’allongent) et leur croissance sera compromise. Pensez donc bien à placer vos semis près d’une fenêtre lumineuse.

2 –Arroser en fonction des besoins

Bien arroser permet d’éviter le dessèchement de la plante et sa mort. En arrosant régulièrement vous éviterez également à vos légumes de monter en graines (la laitue en est un bon exemple), qu’ils arrêtent leur croissance, que leurs fleurs tombent ou qu’ils produisent peu.

En été, arrosez en fin d’après-midi ou le matin pour éviter que l’eau ne s ‘évapore du terreau dans la journée sous l’effet de la chaleur. Au printemps et en automne, vous pouvez arroser le matin, n’oubliez pas de vérifier l’humidité fréquemment et d’arroser en fonction des besoins de vos plantes.

Arrosez au niveau du sol en évitant si possible de mouiller les tiges et les feuilles. Cela permettra de limiter les maladies et de supprimer “l’effet loupe” (le soleil qui tape sur une goutte d’eau présente sur une feuille brûle les tissus de cette feuille).

Si vous avez une petite réserve d’eau de pluie c’est idéal pour vos pousses. Pour cela il suffit de placer un récipient à l’extérieur. Si ce n’est pas le cas vous pouvez utiliser l’eau du robinet sans problème. Essayez de la laisser prendre la température ambiante avant d’arroser pour l’aérer et d’empêcher le choc du froid sur les plantes.

Si vous êtes bricoleur vous pouvez également imaginer un système d’arrosage par tuyau poreux (c’est économique) ou par goutte à goutte.

3 –Tirer parti du compagnonnage

Le compagnonnage consiste à cultiver à proximité des plantes qui auront un effet bénéfique entre elles. Par exemple l’odeur des carottes va repousser la mouche de l’oignon.

Le jardinier peut tirer un gros avantage à associer des plantes, cela permet :

•De mieux occuper l’espace (exemple: le radis peut être semé en même temps que la carotte; le premier sera récolté au bout de 3 à 5 semaines, la seconde en automne-été.)

•De tirer profit d’un volume. Rien n’empêche de faire pousser des laitues qui occupent le bas et de planter dans le même contenant des haricots à rames.

•De varier les plaisirs et de déguster, pêle-mêle, tomates, basilic, poivrons ou carottes issus de sa propre production.

Certaines plantes ont tendance à s’imposer, à vouloir occuper tout l’espace d’un contenant que celui-ci soit une jardinière, un pot ou encore en pleine terre. Dans ce cas, il vaut mieux les planter seules. Quelques exemples: ce sont souvent des vivaces telles la menthe, l’origan, la marjolaine.

4 – Pailler ses pousses

Paillage vient du mot paille qui est traditionnellement utilisée dans la culture du fraisier : cela permet d’obtenir des fruits non tachés par les projections de terre lors des pluies.

Le paillage a de nombreux atouts. Tout d’abord, il va permettre de diminuer les pertes en eau et éviter la propagation des mauvaises herbes, surtout en pleine-terre. Il est également nécessaire, surtout en ville où la température est supérieure à la moyenne, car il va permettre au sol ou au terreau de ne pas trop chauffer.

Le paillage empêche aussi que la pluie martèle le sol goutte après goutte et qu’il se tasse.

Pour réaliser ce paillage, il suffit d’apporter à la surface du terreau, une matière organique, de préférence végétale, sur une épaisseur de 3 à 5 cm. Vous pourrez trouver différentes matières en jardineries : fève de cacao, paillette de chanvre, paillette de lin, etc.

Cette matière végétale va stimuler la vie du terreau. Les champignons et bactéries vont décomposer ce paillage et ainsi, le sol retiendra mieux l’eau et s’enrichira en matière organique.

Cultiver son potager bio, c’est le plaisir de voir naître une plante, de l’accompagner et de comprendre son fonctionnement. Alors, on s’y met ?

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