Les remboursements des frais de soins aux assurés sociaux par la Cnam connaissent des retards insupportables pour les intéressés. Dernièrement, un responsable de cette caisse avait fait une déclaration très étrange à la télévision tunisienne. Selon lui, ces retards ne concerneraient que les grandes villes !

Pour les affiliés, cette explication n’est que la preuve qu’il y a un mauvais fonctionnement au niveau de la caisse. S’il est vrai que ces dysfonctionnements n’existent qu’au niveau des grands centres, pourquoi les responsables ne renforceraient-ils pas les effectifs des agents chargés de régulariser les dossiers de remboursement en faisant appel aux agents en surplus dans d’autres centres qui ne connaissent pas de pression. Un effort exceptionnel pourrait être fait dans ce sens pour accélérer l’étude des dépôts en instance et rembourser des malades qui attendent des mois des liquidités leur permettant d’acheter leurs médicaments. Les affiliés pris en charge, surtout, ont besoin d’être remboursés dans des délais raisonnables ou, à défaut, d’obtenir des réponses claires à leurs doléances. Ne suffit-il pas que la Cnam opère des remboursements ridicules sur des bases qui n’ont pas été révisées depuis des années ? Tout le monde est convaincu que c’est la question de l’incapacité de la Cnam à rembourser ses clients qui est la véritable cause de ces retards. Si l’explication du responsable a un peu de crédibilité, elle gagnerait à être corrigée par une redistribution des agents dans les centres qui manquent de personnel. Cette situation perdure et la laisser pourrir, en donnant des explications sans fondement, est complètement irresponsable. Une autre preuve de la mauvaise santé de la Cnam, c’est son incapacité à mettre à la disposition de ses affiliés les papiers et formulaires nécessaires leur permettant de constituer leurs divers dossiers. Les intéressés sont obligés de se les procurer soit à travers Internet, soit en faisant des photocopies. Quant à la qualité des prestations, n’en parlons pas. A l’exception de quelques agents, le reste du personnel n’entretient pas de bonnes relations avec les affiliés. C’est pourquoi il y a de fréquentes altercations entre eux et les demandeurs de services.

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